Metaphore
« Quand tu te bats pour quelque chose, quand tu travailles jour et nuit comme un damné et que tu n'as plus le temps de voir ta femme et tes enfants, quand tu sues pour construire ce que tu désires, tu vis les plus beaux moments de ta vie. Crois-moi. »
Extrait de Le soleil des Scorta
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dvan
« "Et lorsqu'il referma les yeux du roi en passant doucement la main dessus, c'est une époque entière qu'il referma. C'est sa vie à lui aussi qu'il enterrait. Et comme une homme que l'on enterre vivant, il continua à hurler jusqu'à ce que le soleil se lève sur ce premier jour où il serait seul. A jamais seul. Et plein d'effroi. »
Extrait de La mort du roi Tsongor
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dvan
Metaphore
« Les olives sont éternelles. Une olive ne dure pas. Elle mûrit et se gâte. Mais les olives se succèdent les unes aux autres, de façon infinie et définitive. Elles sont toutes différentes, mais leur longue chaîne n'a pas de fin. Elles ont la même forme, la même couleur, elles ont été mûries par le soleil et ont le même gout. Alors, oui, les olives sont éternelles. Comme les hommes. Même succession de vie et de mort. La longue chaîne des hommes ne se brise pas. Ce sera bientôt mon tour de disparaître. La vie s'achève. Mais tout continue pour d'autres que nous. »
Extrait de Le soleil des Scorta
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Metaphore
« Parler une fois. Pour donner un conseil, transmettre ce que l'on sait. Parler. Pour ne pas être de simples bestiaux qui vivent et crèvent sous ce soleil silencieux. »
Extrait de Le soleil des Scorta
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Metaphore
« Une légende courait dans le village qu'à cette heure, un jour, un homme remonté un peu tard des champs avait traversé la place centrale. Le temps qu'il atteigne l'ombre des maisons, le soleil l'avait rendu fou. Comme si les rayons lui avaient brûlé le crâne. »
Extrait de Le soleil des Scorta
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Metaphore
« Lorsque le combat cessa et que les deux armées remontèrent dans les collines, défaites, épuisées, trempées de sang et de sueur, on eût dit qu’elles avaient accouché, dans la plaine, d’une troisième armée. Une armée immobile. Allongée face contre terre. »
Extrait de La mort du roi Tsongor
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Metaphore
« Il avait trouvé le lieu de sa mort. Il devait en être ainsi pour chaque homme. Chacun avait une terre qui l’attendait. Une terre d’adoption dans laquelle se fondre. »
Extrait de La mort du roi Tsongor
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Metaphore
« J’ai connu moi aussi, plus d’une fois, la douleur de la perte. Je sais le voluptueux vertige qu’elle procure. Il faut te faire violence et déposer le masque de pleurs à tes pieds. Ne cède pas à l’orgueil de celui qui a tout perdu. »
Extrait de La mort du roi Tsongor
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Metaphore
« Elle continue à marcher. Elle aime le vide qu’elle ressent. Elle aime la fatigue qui la harasse et la fait, parfois, dodeliner de la tête. Elle est une d’entre elles, rien de plus. Elle aime se fondre ainsi dans cette foule. Pour le première fois depuis sa naissance, elle n’est rien de plus qu’une parmi tant d’autres. »
Extrait de Pour seul cortège
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Metaphore
« D’une place à l’autre, de ruelles en ruelles, partout, elle les entendait toujours répétés sur le même ton : « ordre d’Alexandre » et les toits s’effondraient. « Ordre d’Alexandre », les flammes léchaient les façades millénaires des palais, les peintures cloquaient, les bœufs ailés se tordaient. « Ordre d’Alexandre », tout l’Empire brulait. »
Extrait de Pour seul cortège
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Metaphore
« C’est l’Empire. Il ne me laissera jamais en paix. Il fait mine de m’oublier, puis me reprend, joue avec moi sans cesse, où que je me cache, du bout de la patte, avec la cruauté d’un chat. Je ne m’appartiens pas. »
Extrait de Pour seul cortège
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lauredanse
« « C’est dans la nuit noire de Massaba que Danga et son escorte de cinq mille hommes quittèrent la ville. Les grandes murailles crurent à une manoeuvre nocturne et ouvrirent les portes en souhaitant bonne chance aux rebelles. L’hémorragie du clan Tsongor avait commencé. Et le vieux roi, dans son tombeau solitaire, poussa un long gémissement d’entrailles que seules les colonnes des caves entendirent. » »
Extrait de La mort du roi Tsongor
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lauredanse
« J’ai connu moi aussi, plus d’une fois, la douleur de la perte. Je sais le voluptueux vertige qu’elle procure. Il faut te faire violence et déposer le masque de pleurs à tes pieds. Ne cède pas à l’orgueil de celui qui a tout perdu. »
Extrait de La mort du roi Tsongor
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lauredanse
« Samilia n’acheva pas sa phrase. Souba déjà l’étreignait de toutes ses forces. Les pleurs coulaient sur leurs visages. Et comme un fleuve en crue qui déborde de son lit et annexe, petit à petit, les ruisseaux alentour, ainsi, les larmes coulèrent dans le clan Tsongor, de Samilia à Souba, de Souba à Sako, de Sako à Liboko. Tous pleuraient, en souriant. Ils se regardaient les uns les autres, comme pour conserver à jamais dans leur esprit les visages de ceux qu’ils aimaient. »
Extrait de La mort du roi Tsongor
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lauredanse
« D’autres années passèrent. Il se voûta peu à peu. Ses cheveux blanchirent. Il régna sur un royaume immense qu’il arpentait sans cesse pour veiller sur les siens. Avec toujours Katabolonga à ses côtés. Katabolonga qui marchait derrière lui comme l’ombre du remords. Il était le souvenir voûté de ses années de gerre. En l’entourant de sa présence, il lui rappelait sans cesse ses crimes et le deuil. Et jamais, ainsi, Tsongor ne pouvait oublier ce qu’il avait fait durant ces vingt années de jeunesse. La guerre était là, dans ce grand corps maigre, qui marchait à ses côtés. Sans rien dire. Et qui pouvait à tout moment lui trancher la gorge. »
Extrait de La mort du roi Tsongor
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AmandineMM
« Alexandre tourne avec fièvre, la tête en arrière, bouche ouverte vers le ciel. Il est bien. Il sait qu’il ne devrait pas s’épuiser ainsi, il sent que son corps n’en a pas la force mais il le fait avec ivresse, « C’est la dernière fois », pense-t-il. Il danse avec rage. […] Il continue à tourner sur lui-même au rythme de la musique. Il est faible, il le sent. Si la musique ne le portait pas, il s’écroulerait mais il veut danser encore pour tout oublier. »
Extrait de Pour seul cortège
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dvan
« Comme une putain qui a fait son office. J’ai satisfait les plaisirs du fils, on me congédie. Ils m’ont appris à saigner. Je vais leur apprendre à pleurer.» »
Extrait de Salina
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dvan
« "Vous me dévisagez. Vous avez peur. J'ai quelque chose de fiévreux dans le teint qui vous inquiète. Je souris. Je tremble. Un homme brûlé, pensez-vous. Je ne lève pas les yeux. Je sursaute souvent, au moindre bruit, au moindre geste. Je suis occupé à lutter contre des choses que vous ne voyez pas, que vous seriez incapables d'imaginer. Vous me plaignez, et vous avez raison. Mais je n'ai pas toujours été ainsi. Je fus un homme autrefois." »
Extrait de Dans la nuit Mozambique
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