Édition : Audiolib (CD audio, 16 Mai 2012)
ISBN-13: 9782356414854
Sa critique : « Il n’y a pas de hasards »
est un livre que j’ai lu récemment.
L’auteur (Robert Hopcke) y développe ce que l’on peut appeler « La théorie de la synchronicité.» et la place des coïncidences dans notre vie.
En cho...[lire la suite]isissant de me plonger dans « Le tribunal des âmes », je ne savais pas que j’allais retrouver quelques unes des idées évoquées dans cet opus entre autres sur la façon dont les événements peuvent de temps en temps s’enchaîner, se relier, se trouver en concordance et modifier le cours de certaines existences qui semblaient pourtant bien tracées.
--« Celles qui ne nous touchent pas, nous les balayons comme de « simples coïncidences». D’autres, en revanche, semblent destinées à marquer notre vie. Alors nous les rebaptisons « signes ». Ces signes nous laissent penser que nous sommes les destinataires d’un message exclusif, comme si le cosmos ou une entité supérieure nous avait choisis. En d’autres termes, ils nous permettent de nous sentir uniques. »
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Le mari de Sandra, grand reporter, est décédé en chutant d’un immeuble. Suicide, accident, meurtre ? Elle décide d’essayer de comprendre, sans doute pour faire le deuil, et continuer sa route. Sa prospection va l’emmener dans les secrets du Vatican, dans Rome et auprès de diverses personnes. Elle est experte en photos de scène de crimes et va utiliser cette approche pour avancer dans ses recherches.
D’un autre côté une jeune femme médecin, Monica sauve un homme dont tout porte à croire qu’il est un tueur en série. Il est tombé dans le coma donc pour l’instant il ne peut pas parler ….
Un troisième personnage important est Marcus. C’est un pénitencier qui a perdu la mémoire. Il sait analyser à merveille une scène d’enquête, il sait observer et voir au-delà de ce qu’il a sous les yeux. Il ressent des émotions, des « vibrations » pouvant éclairer les faits tout en restant dans le réel (pas de paranormal là-dedans). Il est en lien avec le Vatican où se trouve les archives des criminels ayant confessé leurs fautes (si le péché est trop important un simple prêtre ne peut pas absoudre, il faut passer par les pénitenciers du Vatican nous explique Donato Carrisi). Il ne se connaît plus et souffre de cauchemars qui lui apportent de légers éclaircissements sur son passé. Il apparaît, disparaît entre ombre et lumière….
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« Il existe un lieu où le monde de la lumière rencontre celui des ténèbres. C’est là que tout se produit : dans la terre des ombres, où tout est rare, confus, incertain. »--
Et puis, il y a le « chasseur ». Qui est-il, qui « chasse » t-il ? Que veut-il ? Comment son esprit torturé fonctionne-t-il, quel est son but ?
A travers des bonds dans le présent et le passé, des journées découpées parfois par un horaire, l’auteur va nous emmener de l’un à l’autre, d’un lieu à l’autre (Rome, Milan…)
La frontière entre le bien et le mal, entre justice et justicier est fragile. Certains passages nous renvoient à nos propres peurs, à nos décisions, à ces questions si douloureuses parfois face à un choix….
C’est un gigantesque puzzle où les pièces finissent par s’emboîter parfaitement les unes dans les autres. Comme dans une œuvre d’art, par petites touches, le roman se construit sous nos yeux. On pourrait trouver que l’approche est complexe, compliqué mais lorsque les choses s’éclairent, tout semble parfaitement évident et simple à comprendre.
J’ai beaucoup aimé la présentation de ce livre, la construction du roman, l’alternance dans l’espace temps des chapitres, la place de la photographie et de l’art (surtout la peinture) dans l’intrigue. J’ai apprécié de me promener dans Rome la secrète ou dans Rome la touristique.
Les protagonistes, chacun avec une part d’ombre, des difficultés de communication, des tourments, m’ont semblé très humains et la façon dont leur vie ont été reliées particulièrement originale.
L’écriture de Carrisi m’a plu, pas de fioriture inutile, des faits exposés avec précision et un vocabulaire de qualité (bravo au traducteur !). Des subdivisions bien pensées dans les différentes parties permettent de ne pas s’appesantir et d’éviter les temps morts. On est sans cesse dans l’action ou dans la réflexion.
Certains ne manqueront pas d’apporter un bémol en soulignant que tout cela est alambiqué, parfois un peu difficile à suivre et « tiré par les cheveux ».
Ce n’est pas ce que j’ai ressenti.
Personnellement, tout m’a semblé parfaitement bien agencé, s’emboîtant au gré des pages jusqu’à la touche finale.
Un excellent roman !
Édition : Pavillon noir (grand format, 5 Février 2012)
ISBN-13: 9782917843147
Sa critique : Bas les masques ! Que cachent-ils ?
Paris, Rome, Bruxelles, Venise … un masque à la signature particulière déposé sur le corps d’hommes assassinés, soigneusement choisis pour des raisons bien particulières…
Quels son...[lire la suite]t les points communs entre les différentes victimes ?
Qui agit dans l’ombre, pourquoi et dans quel but ? Que peut vouloir revendiquer l’assassin ?
Comment Venise la Sérénissime et son histoire ainsi que la peinture peuvent-elles être reliées à ces meurtres ?
C’est ce que Clémence Malvoisin, jeune femme commissaire, va être chargée de découvrir. A son équipe et à elle de mener l’enquête, de fouiner, d’observer, de rechercher, de déduire, de comprendre, d’aller plus loin que les apparences, et surtout d’anticiper pour éviter d’autres morts.
Pour un premier roman, l’auteur ne s’en sort pas mal.
L’écriture est alerte, abordable, le style agréable et facile d’accès.
Les descriptions rigoureuses si besoin mais sans fioriture inutile, les chapitres relativement courts donnent à l’ensemble un rythme aisé à suivre.
Le personnage de Clémence Malvoisin est assez bien cerné, tant sur le plan professionnel que familial. Elle a un tout petit côté « part d’ombre » qui permet de la rendre attachante.
Les différents individus qui gravitent autour d’elle ont eux aussi leurs propres caractéristiques qui permettent au lecteur de s’approprier le récit et ses protagonistes sans aucune difficulté.
Nous allons suivre l’enquête avec Clémence. Différentes recherches l’emmèneront à Bruxelles, Venise …. dans le but d’éclaircir la situation et de mieux interpréter les événements qui s’enchaînent dans ce qui semble être la logique d’un esprit tourmenté, malade et dangereux.
Les pages qui sont consacrées à Venise, à Casnova, au « peintre » Paolo Debenetti sont criantes de réalisme et de vérité, même si tout n’est pas vrai (mais nous sommes dans un roman).
En effet, l’auteur a su habilement mêler les quelques personnages ou faits ayant existé à d’autres de son invention, le tout dans une intrigue qui se tient.
Je l’avoue bien volontiers, ce sont ces feuilles que j’ai préférées. Dans ces passages, le roman me semblait plus « fourni », plus riche, plus intéressant.
Non pas que l’enquête et les diverses questions de Clémence Malvoisin ne m’ait pas intéressée. Mais dans ces extraits-là, il manquait « un petit supplément d’âme » à l’écriture.
Heureusement, pour étoffer un peu, Jean-Marie Palach distille quelques petites choses en plus : les doutes de Madame le Commissaire sur son couple, les interrogations sur son fils, les soupçons sur son collègue … mais tout ceci est simplement abordé, voire survolé. C’est peut-être dommage. Il y avait, à mon avis, matière à mieux faire. Mais c’est peut-être un choix de l’auteur.
J’aurais sans doute souhaité que l’écrivain décortique plus profondément les conclusions, les questions, les peurs, les dispositions d’esprit des uns et des autres. C’est un peu comme s’il y avait eu moins de « travail » de recherche dans le contenu, dans les mots, dans la structure des phrases pour le début du roman, alors que la fin, avec les diverses études puis déductions, reliées à Venise est très bien pensée et surtout bien amenée.
Tout ceci laisse à penser qu’un second roman sera encore meilleur puisque Jean-Marie Palach aura eu tout loisir de personnifier son style et d’approfondi le genre « roman ».
Édition : Kyklos (19 Mars 2012)
ISBN-13: 9782918406242
Sa critique : Zippo, c’est un roman, en souhaitant que ce qui est évoqué dans ses chapitres ne reste, à tout jamais, qu’au stade de roman.
Zippo, c’est un briquet dont certains font collection. Un briquet ? Comme si tout pouvait brûl...[lire la suite]er vite, très vite…. comme s’il suffisait d’une étincelle pour mettre le feu à ce qui couve…. entre autre la révolte….
Zippo, c’est un « coup de gueule », celui de deux auteurs qui tentent, en décrivant ce que pourrait devenir le monde si on ne faisait pas attention, de nous rappeler à nos valeurs. Celles des hommes qui veulent agir encore par eux-mêmes.
Zippo, c’est aussi le moyen de parler de l’échec de la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) et de tous ces peuples qui résistent.
« Personne ne comprenait ce qui se passait. Personne ne voulait comprendre. Personne ne s’indignait non plus. De la résignation seulement. Une curiosité de surface. »
Parfois, c’est plus facile de faire « comme si », de se boucher les yeux, de ne pas vraiment comprendre (alors qu’on « sait et qu’on voit »). C’est plus facile de se résigner, de rester dans son coin « après tout, on n’est pas si mal… et puis tout seul…. je ne vais pas changer la face du monde…. » plutôt que de lutter, de relever la tête, de se redresser, de parler, de dire « non, je ne veux pas de ça, j’aspire à autre chose »….
Nuovo Kahid doit couvrir le sommet américain Zippo, il n’a pas trop de détails mais il faudra faire au mieux. Parallèlement à cette manifestation, des morts inexpliquées, des tensions, des événements choquants … et en plus, la chute annoncée d’un météore ….
Même si Nuovo Kahid apparaît en filigrane dans l’histoire, elle n’est pas vraiment « linéaire » enfin pas dans le sens où l’on peut trouver : un début, des situations qui évoluent puis une fin.
J’ai plutôt eu l’impression de différents « flashs », ce qui est moins facile à lire, car on n’est pas forcément attiré par la suite puisqu’il n’y en a pas vraiment.
Pornoputes, claquedents, crache-poumons, macoute, jus de cervelle, vont devenir des familiers de votre vocabulaire en parcourant ce livre.
Une écriture terrible de froideur, des mots qui claquent, des phrases courtes qui vous frappent comme autant de coups de poing pour vous faire réagir.
« Quelqu’un cria. Le son d’une alarme retentit. A l’intérieur. Dans sa tête. »
Un roman froid, pessimiste, reflet d’un monde de violence, de détresse, de peur, de terreur, d’errances …
Si je m’attache à l’écriture, à ce qu’ont voulu transmettre les auteurs, je me dois de reconnaître que leur œuvre est poignante d’un réalisme qu’on souhaite ne jamais voir arriver.
Si je m’attache au contenu, je peux souligner qu’il m’a dérangée, qu’il m’a interpellée… «Serais-je capable de réagir si… ? »
Si je m’attache à mes émotions, je suis mitigée. Une lecture qui m’apostrophe mais qui ne m’apporte pas de plaisir parce que j’aurais souhaitée, moi qui pense qu’il y a toujours moyen de trouver du positif, qu’une note, même petite, même minuscule, d’optimisme apparaisse ….
Il faut croire en l’homme sinon le monde mourra ….
PS : j’ai bien apprécié les références latines.
Édition : Éd. du seuil (poche, 1 Février 2003)
ISBN-13: 9782020580236
Sa critique : Nom : Joubert
Prénom : Marcus
Surnom : Mat
Profession : Inspecteur de Police, a reçu un avertissement donc « à surveiller »
Poids : 15 kilos de trop
Caractéristique principale : déprime en permanence depuis le décès...[lire la suite] de son épouse.
Défauts : fume, boit, ne prend pas soin de lui.
Situation familiale : veuf (sans enfant) depuis plus de deux ans, n’arrive plus à avancer, se noie dans sa tristesse, ne sait pas à quoi se raccrocher pour tenir…
Qualités : aime les livres rares, a été excellent nageur, attachant parce que très humain.
Déclic : un nouveau patron : Bart de Wit.
Le chef qui vient d’arriver:
On ne sait pas trop si sa nomination est due à ses qualités mais il est là et il faut faire avec…
Il vient « secouer le cocotier », que ce soit Mat, ou son ami Benny Griesel (qui lui boit beaucoup trop et dont les cures sont des échecs) en priorité et le reste de l’équipe aussi.
Régime, rencontres avec un psychologue, sport, pas de tabac, « un esprit sain dans un corps sain » sont les solutions proposées (imposées ?) par le nouvel arrivant de la brigade pour « redorer » le blason du groupe et améliorer l’image de marque.
Deux directions possibles:
Soit Mat continue, inexorablement, de s’enfoncer.
Soit il tape du pied au fond de la piscine, remonte, nage et décide de réagir.
Le grand patron lui confie deux enquêtes, comme une dernière bouée (restons dans l’eau ;-) à saisir afin de rester à la surface….
C’est peut-être ce qui m’a le plus étonnée dans le livre, Mat décide très vite de se « bouger ».
Bon, d’accord, s’il n’avait pas répondu présent, il n’y avait pas d’histoire ou alors pas avec lui….
Je pense aussi que parfois, faire un choix rapidement, en évitant de réfléchir, évite à la personne de s’appesantir, donc cela peut expliquer que Mat, du jour au lendemain, se prend en mains, nage, pèse sa viande et ses légumes, essaie d’oublier ses cigarettes….
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« Quelque part aux abords du sommeil il comprit que la vie voulait revenir. Mais il passa de l’autre côté avant que la peur puisse le vaincre. »--
Mat s’est pris en mains et de ce fait il m’a pris par la main, par le cœur.
Cet homme blessé, ravagé par le chagrin, loin du beau gosse, musclé, tatoué parfois, bien propre sur lui, m’a séduite (pourtant je déteste les bedonnants ;-)
J’ai lu avec intérêt son approche des faits, participé à ses états d’âme, j’avais le souhait de l’aider à lutter, de lui redonner le sourire, je voulais profondément qu’il s’en sorte.
Dans ce livre, Deon Meyer nous offre un regard sur l’Afrique du Sud, il ne s’arrête que de temps à autre sur les clivages entre les blancs et les noirs mais il le fait avec clairvoyance. Son propos n’a pas pour but de nous donner un éclairage sur les tensions, mais on assiste avec lui à l’évolution de cette nation en pleine mutation.
Le personnage principal, ses émotions, ses interrogations, ses troubles, son mal-être font part égale avec l’enquête et son avancement. Les deux sont parfaitement, intelligemment, imbriqués et apportent du « caractère » au récit.
Les autres personnes croisées dans le roman ont-elles aussi, des façons d’être bien à elles. On les apprivoise, on cherche à mieux les cerner et ainsi on avance dans la connaissance avec Mat.
Mat aime son travail lorsqu’on lui laisse un peu de liberté. Trop de discipline lui pèse, il préfère parfois suivre son instinct.
--« Chaque affaire était une espèce de montagne qu’il fallait gravir. Parfois les prises pour les mains et les pieds étaient faciles et monter jusqu’au sommet ne présentait aucune difficulté : preuves, mobiles, s’emboîtent ……. Parfois les parois étaient lisses et glissantes ….. Alors on montait et dérapait, remontait et dérapait à nouveau, sans résultat…. »
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Il tâtonne, il réfléchit, il extrapole, il envisage encore et encore les différentes possibilités, il explore tout ce qu’il peut sans rien lâcher quitte à retomber plus bas pour repartir…
Sur la fin le rythme s’accélère, l’histoire vous prend de plus en plus aux « tripes » et vous n’avez qu’un souhait : comprendre ….
Pour conclure, une mention particulière au traducteur qui n’a pas fait de faute de goût et a parfaitement su se mettre dans la peau de Deon Meyer pour trouver un vocabulaire adapté aux différentes situations.
Édition : Archipel (grand format, 11 Avril 2012)
ISBN-13: 9782809806540
Sa critique : Juillet 2012, les jeux olympiques de Londres … Ils sont plusieurs à avoir organisé, préparé, veillé à ce que tout se passe au mieux : accueil, manifestations, compétitions, sécurité …
Un événement, à l’heure où j’écri...[lire la suite]s cet avis (avril 2012), pas si loin de nous….
Cronos (à ne pas confondre avec Chronos) et les Furies (divinités infernales chargées d’exécuter sur les coupables la sentence des juges) sont là …. Quatre individus, décidés à être le bras vengeur… à aller jusqu’au bout de leur folie, de leurs raisonnements irréfléchis, contestant les jeux olympiques tels qu’ils sont présentés à notre époque, dénonçant la corruption, les pots de vin….. voulant revenir à « l’esprit des jeux »…
Prologue, épilogue, cinq parties, cent vingt courts chapitres constituent ce roman.
Au gré des chapitres, nous passons de l’intrigue elle-même (rédigée à la troisième personne) aux pensées de Cronos (qui s’exprime en disant « je »). Il explique son cheminement, ses choix… On découvre son déséquilibre, ce qui a entraîné sa folie, son emprise sur les Furies, son organisation pensée depuis très longtemps dans le but d’arriver à ses fins, sa soif de mort(s), son désir d’une certaine forme de justice « divine » (si l’on suit son raisonnement) …
Private Londres, c’est l’équipe de sécurité avec en première ligne, Peter Knight, jeune veuf, nanti de deux jumeaux de presque trois ans. Son futur beau père, Denton Marshall, membre du comité d’organisation vient d’être assassiné. Il n’est que le premier de la longue série prévue par Cronos et les Furies.
Le décor est planté, la course contre la montre est lancée…
Les détectives, les enquêteurs stopperont-ils la folie meurtrière d’un homme ?
J’ai une impression mitigée après avoir lu ce roman.
Si j’analyse un peu, beaucoup, je lui trouve des faiblesses.
Certaines choses sont abordées, pas assez creusées et aucune réponse n’est apportée : les balancements de Luke, les relations de Denton Marshall avec ses collègues, des aspects secondaires (que je ne développerai pas ici) survolés…Le hang-up à la fin de presque tous les chapitres pour maintenir le lecteur en attente…. Des événements un peu trop « faciles » (les enfants insupportables séduits par la nouvelle nounou, leur père pas très méfiant sur ce coup-là…), une propension importante à utiliser les déguisements, le maquillage, d’heureuses coïncidences ou revirements de situations … et d’autres petites choses m’ont dérangée…
Si je reste à une impression plus globale, je dois avouer que je ne me suis pas ennuyée.
L’idée de base est intéressante, les personnages sont bien « campés » et attachants (j’aurais volontiers pris le jeune veuf par la main…), il y a ça et là, un soupçon d’humour pour désamorcer l’angoisse qui s’installe….
Les jumeaux apportent une pointe de fantaisie non négligeable ainsi que la jeune journaliste mêlée involontairement aux dramatiques événements.
Les faits s’enchaînent rapidement, et si on n’essaie pas de décortiquer pour repérer d’éventuelles invraisemblances, on se laisse prendre et on lit rapidement toutes les pages pour en savoir plus.
En outre, l’étude de Cronos dans son déséquilibre donne lieu à quelques explications authentiques sur les jeux olympiques qui permettent au lecteur d’en savoir plus ou de rafraichir ses souvenirs.
La traduction est bonne, elle reflète une écriture fluide et un style abordable sans lourdeurs ou descriptions trop longues. On peut regretter que les personnalités de Cronos et des Furies ne soient pas beaucoup approfondies mais il me semble que c’est un choix des auteurs pour faire de ce livre un roman policier accessible et distrayant ce qu’il ne manque pas d’être.