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Publié le 15 avril 2017 à 10:34

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Cahiers d''enfance Norah Lange

Cahiers d'enfance Norah Lange

Fouler la terre argentine subrepticement et rapporter des morceaux d’étoiles dans sa poche pour toujours, c’est pénétrer les saveurs nostalgiques de ce récit de vie haut de couleurs. On ouvre le livre en sachant d’emblée y trouver des mots de velours sur un rythme d’une enfance heureuse, loyale, émouvante, et reconnaissante. La beauté verbale lève le rideau du verbe réussi.

Norah Lange argentine délivre les pans de sa jeune vie et on se sent bien dans « Cahiers d’enfance » dans cette Argentine livresque. De Mendoza à Buenos Aires on ne lâche pas la main de cette grande auteur(e) .On fait pacte commun frénétiquement dans la beauté des délivrances « Ma mère était différente » « Ma mère ne tricotait pas les chaussons et les langes. Le loisir c’était les autres choses. Elle vivait la responsabilité de ce qu’elle attendait, et elle attendait toute la journée, toute la nuit. »

Les fenêtres où se profilent les entrelacs des souvenirs apaisent le lecteur qui devient olympien, serein, et fier de lire cette grâce. Décrire ce récit, c’est entrouvrir la porte et observer la souplesse attentive de cette enfant qui répand les images sur notre regard, de sa vie aérienne. On comprend que cette grande dame devenue écrivain était l’amie de Borges et côtoyait la richesse de la compréhension poétique. Proses de bien-être, de cette limpidité qui coule comme l’encre des plus perfectionnistes, elles se font perles rares, moments où plus rien d’autre que cette teneur verbale ne compte pour le lecteur qui devient enchanté.

« Avant 13 ans, l’honnêteté était pour moi, une règle qui ne s’offrait pas de vacances. »

Ce livre édité par Biblio Le Livre de Poche est une rivière pleine de pépites qui brillent. Il en devient indispensable, comme si le lecteur avait compris que les images dévoilées une à une étaient ce que le riche peut transcender sur le beau. Traduit avec une qualité rare par Nelly Lhermillier ces fragments de ciel frappent les nuages d’une syllabe à l’autre comme du linge frais qui claque au vent. Le lecteur en redemande. Et termine cette merveille en sachant que cette saveur mémorielle sera source pour toujours pour lui.

D’une beauté rare.

 

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