Édition : Audiolib (CD audio, 13 Février 2013)
ISBN-13: 9782356415653
Sa critique : Lecture à trois... Voyons cela. Un livre audio ? Mais foi, et pourquoi pas.
Entre lecteur et auteur s'installe parfois un dialogue de sourd.
Alors que peut il se produire lorsqu'un troisième larron rejoint la convers...[lire la suite]ation ?
Cela aurait pu tourner à la cacophonie : Le récitant aurait pu tirer à lui les bons mots de l'auteur, l'auteur, désireux de pas lâcher son affaire, aurait coincé quelques particules étranges à la tournure de ses phrases, le lecteur lui aurait réclamé le silence et se serait mis à hurler : « Silence, laissez moi suivre, s'il vous plaît. ».Sur certaines pistes il n'est pas rare de croiser un peu d'hystérie.
Mais ici, rien de toute cela !
La justesse des mots dans l'exacte cadence d'une telle voix conduit naturellement l'esprit.
Valsons, donc,... à trois.
Résultat : totalement audible, divinement confortable.
Audiolib dans cette réalisation sonore de deux fois 50 minutes, sait recevoir en son salon.
Et c'est un plaisir que de nous y entendre conter.
« Je vais passer pour un vieux con » de Philippe Delerm lu par Pierre Arditi, est tout bonnement un régal !
Les quarante deux textes de Delerm sont des dragées de très belle facture et il fallait toute l'élégance, la courtoise ironie, l'intelligence de lecture de Pierre Arditi pour nos présenter cette bonbonnière.
Dragées au sucre, douces ou amères, celles au poivre, celles d'antan, ...celles qui filent à travers le temps et qui collent au dedans.
On rie beaucoup, on sourit très souvent, on se rappelle... pourtant.
Avec deux talents pareils il ne peut y avoir de mauvaise lecture !
Si cela ne prend pas ? Désolée, mais vous n'étiez pas un bon ingrédient.
Très joli travail Messieurs ! Mais je vous en prie,...Continuez !
Astrid SHRIQUI GARAIN
Sa critique : Du 12 octobre 2012 au 21 octobre 2013, Le Louvre-Lens nous invitent à venir contempler le « Le temps à l'oeuvre ».
A cette occasion Les Editions Invenit déroule le fil de cette exposition.
Faire entrer un espace infi...[lire la suite]ni dans un pavillon de verre, et convier les hommes à en traverser les couloirs, voilà une expérience inédite et réussie.
Notre temps, ce temps qui presse, qui pousse, qui entraîne, qui enchaîne, qui oblige, ce temps d'aujourd'hui, a-t-il toujours été, pour nous, le même ?
A t il toujours été perçu de la même manière, représentée sous la même forme à travers notre Histoire ?. Son rapport à l'homme est il constant ?. Comment voit on le temps passer ?
Temps linéaire, temps cyclique. Heures inégales, crépuscule, solstice, saison,...Comment l'art, s'interroge il sur ces espaces ?
Cadrant, durant des millénaires sa vie sur la route des étoiles et des astres , l'homme décompte à présent sa route sur l'écran de son portable.
Le temps ne change pas. C'est notre perception qui se modifie, notre regard. Et c'est cette transformation qu'illustre cette exposition.
Les hommes occupent le Temps, mais de quelle manière ? Le craigne t il ? Le vénère t il ?
L'année, la semaine, le mois, la nuit, le jour, nous voulons toujours nous en rendre maître, en ralentir la course.
Mais peintres, sculpteurs, plasticiens, photographes, scribes, potiers, graveurs, sont en ce lieu exposés et rappellent aux hommes de pas oublier qu'ils ne sont de ce temps que les passants.
La semaine n'a pas toujours eu 7 jours, l'année pas forcément quatre saisons, On a prêté au monde des âges : d'or, d'argent, de fer et d'airain. L'avenir ne fut pas toujours devant nous. Des rois, des révolutions ont un jour arrêté la marche de Chronos. L'homme s'est offert l'an zéro. Almanach, pierre tombale, horloge, fêtes profanes, dates sacrées, victoires et sacrements,... les hommes marquent le temps inlassablement afin de ne pas perdre le fil de leur histoire, oublieux du labeur des Parques. En buste, en auto-portrait, en vanités, en ommegang, les hommes décomptent les jours et l'art ne cesse de nous raconter l'angoisse que fait naître en nous cette déroute.
Si vous vous rendez au Louvre Lens, ne venez pas pour voir le temps passé, venez et regardez ! Dans un écrin de verre il vous sera conté !
Astrid SHRIQUI GARAIN
Édition : A. d'hercourt (grand format, 21 Novembre 2012)
ISBN-13: 9791090775015
Sa critique : Le court métrage entre en lecture. Et c'est une cascade poétique de nouvelles que nous adressent les Editions Anne d'Hercourt (http://www.leseditionsannedhercourt.com/) !
Les Nano Lectures de Barbara Bibs allongent et r...[lire la suite]étrécissent sans cesse la focale de nos sens. L'auteur, plume à l'épaule, tourne autour du monde et montre tout ce qui se trouve être être en tout et donc en nous. Un regard différent entraîne toutes les métamorphoses. Dans le flash back de nos évolutions on voit, chez Bibs, une possible rédemption. (métamorphisme).La symétrie des sentiments (tentations souilleuses). Dans l'essence d'un mot elle recherche le présence du sens ( le baiser). Elle place la pose en attente, et dévoile l'érotisme de l'immobilisme ( temps de pose). Elle chasse l'évidence et échappe à la promiscuité des choses. Elle portraitise l'écriture et son amant. Elle nous montre la poudre de nos ailes sur le bords des chemins creux. Toujours elle se déplace, jamais elle ne se place. C'est donc un perpétuel voyage à travers nos espaces .Goutte d'eau sur le chemin de nos larmes, on peut trouver parfois le ciel sur un dos.
Ne faites aucun arrêt sur image ! Nano Lectures ? L'une regarde, autrement.
Astrid SHRIQUI GARAIN
Édition : "arfuyen" (grand format, 5 Février 2004)
ISBN-13: 9782845900370
Sa critique : La poésie est un chant c'est ainsi qu'elle se délivre. La poésie de Yunus Emre, poèté soufi d'Anatolie, sage persan du 14 e siècle s'élève dans ce recueil traduit par Gérard Pfister, aux éditions Arfuyen. L'amour et la c...[lire la suite]onnaissance sont les flambeaux qui mènent l'homme vers la lumière. le savoir n'est rien sans la connaissance, sans la vérité, sans la générosité.L'âme et le coeur ne peuvent être dissociés, séparés l'un de l'autre ils meurent tous deux. le chant de Yunus Emre est doux et serein. Il place l'Homme entre ses propres mains. C'est donc un chant de liberté. Des chants qui ont toutes leur place dans le labyrinthe de notre temps.
Astrid SHRIQUI GARAIN
Édition : Arfuyen (grand format, 13 Avril 2006)
ISBN-13: 9782845900837
Sa critique : Je commencerai par remercier le poète tunisien Tahar Bekri qui, en nous adressant son souvenir de Yunus Emre, nous offre l'occasion de partir à la découverte de ce poète persan.Comme le rapelle son traducteur André Duc...[lire la suite]hemin dans son introduction " Aimons, soyons aimés" : toute la vie de Yunus Emre peut ce résumer en ces deux mots., Ce petit Livre des Conseils nous fait entendre la musicalité de la sagesse soufie. Yunus Emre s'exprimait dans la langue du peuple et s'adressait directement à lui. Paroles d'amour, de respect, et de paix. Conseils pour mener son chemin en veillant à l'humanité de tous. Sous sa plume l'intelligence interpelle la cupidité, le contentement, la médisance, l'humilité fait face à l'orgueil, la colère est bannie, la patience accompagne le bonheur, l'envie et l'avarice sont nos ennemies, l'intelligence terrasse la haine. "Connais toi toi même" ainsi se termine le petit livre du poète. Cette voix du 14e siècle résonne avec intensité dans le coeur de ce siècle. Un livre de sagesse aux Editions Arfuyen. Quelques conseils d'une grande amitié.
Astrid SHRIQUI GARAIN
Astrid SHRIQUI GARAIN
Édition : Le passager clandestin (grand format, 16 Janvier 2013)
ISBN-13: 9782916952789
Sa critique : Un crime « pour » l'humanité. Ou comment justifier le crime au bénéfice de tous.
Brian Aldiss dans la Tour des damnés , dans et hors ses murs, nous interroge.
Au nom de la survie de l'espèce il est envisagé la const...[lire la suite]ruction d'un ghetto, pensé, imaginé, contrôlé. Une serre de vivisection humaine où l'on étudie les effets et les risques d'une promiscuité exponentielle, .
Qui sont les damnés de cette tour ? Ceux qui l'on conçue ? Ceux qui y survivent ?
L'enfermement, quel qu'il soit est une aliénation.
Déterminer un espace clos à l'humain n'est ce pas toucher à l'ADN de l'humanité , à sa nature ?
Quel est l'éthique de ce « bien pour tous » que certains déterminent au « nom de tous » ?
La lecture du livre de Brian Aldiss a plusieurs niveaux comme la tour qu'il décrit.
Celui qui devra entrer pour juger de la pérennité de cette « expérience » appartient dans sa chair au deux mondes. Il est métisse. Il est mandaté par la puissance occidentale et doit observer un « échantillon » indien. Les couples « souches » implantés dans la tour ont été déclarés « volontaires ».
Mais où se situe le libre arbitre pour une population qui n'a pas d'autres choix que la mort ou la survie ?
Que peut on espérer de l'évolution d'un peuple que l'on encadre comme du bétail ?
Pas culture dans ce lieu, pas d'école, pas de livre, pas de mémoire, pas de morale, pas de loi, pas d'espoir, pas de révolte entre ces murs.
Quel extrait d'humanité ont ils déposé dans les stalles de cet abattoir?
Ce livre décrit un enfer, un crime contre notre humanité, contre notre nature.
Cette tour est un tombeau où aucun possible ne peut naître.
L'humain est un possible, un électron libre. S'égarant, se heurtant au vide, aux autres jusqu'à lui même. Se chargeant, se déchargeant, se refroidissant, s'échauffant, recherchant, ...s'échappant pour créer, inventer, comprendre sans cesse l'intelligence de son humanité.
Brian Adiss nous suggère un nouveau projet : non plus des hommes dans la cité, mais la cité de l' Homme.
Les risques et les périls encourus par tous nous imposent à tous la loi de la fraternité.
Laissons la porte ouverte
« ... Et moi, je dure éternellement. Vous qui entrez, abandonnez toute espérance. » Dante Chant III La comédie humaine.
Devons nous rendre notre âme au nom de notre éternité ?
Vous qui entrez dans « La tour des damnés » revenez pour témoigner.
Astrid SHRIQUI GARAIN