4/5

9 avis

Quelques pas de solitude

Dessaint, Pascal (1964-....). Auteur

Edité par Éditions la Contre-allée. Lille - 2014-03-04

Langue : français

Collection : Collection Les Périphéries ; Collection Les périphéries

ISBN : 978-2-917817-19-3

Description physique : 1 vol. (43 p.). 15,0 cm x 10,5 cm x 0,3 cm


Un court récit intensément personnel Un coup de coeur de libraires Une première édition voit le jour début 2012, à l'initiative de Christian Thorel de la librairie Ombres blanches à Toulouse, réservée à la clientèle. ePagine est associée à l'initiative en 2013 avec le même objectif d'offrir gratuitement aux lecteurs un texte singulier d'un auteur qui leur est cher. Ayant connaissance d'une nouvelle collection faite de textes courts, François-Marie Bironneau de la librairie Le Bateau livre à Lille, recommande ce texte à La Contre Allée, Quelques pas de solitude, texte singulier chez Pascal Dessaint, qui de fait illustrait parfaitement le propos de cette collection. En parfait passeurs, les postfaces des deux libraires accompagneront le texte. Variations sur le thème de la solitude Pascal Dessaint raconte, par-delà la succession vertigineuse de décès dans sa famille en un temps très court, l'intense solitude qui fait surface. Pour ce naturaliste passionné, ornithologue amateur, grand arpenteur de paysages, la Nature lui servira de refuge et lui permettra de retrouver la solitude féconde de l'écriture. Un genre nouveau pour Pascal Dessaint Les thèmes familiers de Pascal Dessaint reviennent : le rapport à la nature, le deuil, la fidélité et la trahison en amitié, en amour et envers des idéaux. Ils sont traités avec la sensibilité et le tact habituels. Les amateurs de Pascal Dessaint retrouvent ici l'auteur qu'ils apprécient sous un nouveau jour, l'occasion de le découvrir cette fois-ci dans le domaine de la littérature blanche.

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Avis des lecteurs

  • 5/5

    Tiens ma chronique s'est effacée... je suis d'accord avec toutes les autres qui apprécient ce petit livre qui secoue. J'étais à la présentation au Bateau-livre et les larmes n'étaient pas loin et à la lecture, ça a débordé! et pourtant il n'y a pas de pathos; la solitude, la nature, les oiseaux mais aussi le crapaud et la cistude...J'espère que Pascal Dessaint va poursuivre en littérature blanche. Il ne vit plus dans le Nord mais avec la complicité de Benoit Verhille, éditeur de la Contre-Allée, je ne désespère pas de le recevoir au Café (et là, je compte sur vous Cathulu, Philisine etc.) berthe

    par afbf Le 18 novembre 2014 à 19:38
  • 5/5

    Lire ce livre à la belle couverture émeraude peuplée d'oiseaux, c'est ouvrir la p(c)age à une vague d'émotions pures. Auteur à fictions de romans noirs et policiers, Pascal Dessaint aime marcher seul dans la nature ou en compagnie d'autres solitaires militants comme Rick Bass, auteur américain du poignant "le livre de Yaak". Au détour des chemins qu'il arpente tel un pèlerin portant au bout de sa besace l' inspiration à l'écriture, Pascal Dessaint observe et sympathise avec les petits êtres des airs, de l'eau et des fossés : la reconnaissance des oiseaux, sa rencontre avec un drôle de crapaud verruqueux qu'il décrit avec humour, son encouragement pour une tortue cistude qui porte des petits et s'enhardit malgré le danger à traverser la route. Il éprouve pour eux tous un grand sentiment d'empathie et de tendresse comme s'ils étaient les derniers représentants de leur espèce. Il reçoit la beauté de ce qui l'entourre, la ressent intimement et nous la fait partager de manière sensitive. "Ma solitude est bien remplie. Ma solitude ets multitude". Pour Pascal Dessaint, la solitude n'est pas synonyme d'ennui tant il est bombardé de sensations et de pensées aussi bien dans la nature que dans la foule au point d'oublier qui il est : "C'est ce temps exaltant où l'esprit bouillonne, où tout s'écrit vivement à l'intérieur de soi...". Pour autant, sa solitude n'est pas que joyeuse ni agréable. C'est ce qu'il nous confie avec pudeur et sensibilité dans ce livre qui est un bijou d'écriture. "Quelques pas de solitude" édité dans la collection "les périphéries" des éditions La Contre Allée est peut-être aussi le commencement d'une autre direction littéraire "Est-il des moments intimes de ma vie que je puisse maintenant utiliser ? et des questionnements entre le jeu de la fiction et de la réalité. Ce livre en une quarantaine de pages bouleverse par son intensité mélancolique, son énergie à aller de l'avant et à la rencontre des lecteurs. C'est ce que j'ai profondément ressenti et aimé.

    par ZAKURO Le 31 août 2014 à 16:56
  • 5/5

    à l'origine de ces textes sur la solitude, un libraire de Toulouse, Christian Thorel. Mais cette commande était destinée uniquement à la clientèle d'Ombres Blanches (un lieu de perdition ! ). Viendra ensuite un autre libraire, François-Marie Bironneau (Le Bateau Livre à Lille, d'où je ne sors jamais les mains vides) qui jouera le rôle de passeur et présentera Pascal Dessaint à l'équipe de la maison d'édition La Contre Allée. Et ainsi, de fil en aiguille, d'amitié en amitié, voici enfin ce livre au format très agréable et à la présentation particulièrement raffinée, ce qui ajoute encore au plaisir de lecture. Jamais sans doute, Pascal Dessaint ne se sera livré de manière aussi personnelle que dans ces textes qui évoquent l'exercice de la solitude dans la nature et des rencontres insolites quasi magiques que l'on retrouvera parfois au cœur de ses romans . Mais "Il arrive aussi que la solitude conduise à la perte totale de soi." Et là, la voix se fait plus grave,l'émotion sourd ,l'auteur se livre avec pudeur, sobriété, les questions jaillissent et la seule réponse est l'écriture. Et donc la solitude. Des textes à fleur de peau , une réflexion exigeante et poignante, un livre magnifique qu'il faut laisser le temps de décanter en soi.. Et zou, sur l'étagère des indispensables ! cathulu

    par cathulu Le 07 août 2014 à 13:59
  • 5/5

    Si vous ne saviez pas encore qu’un texte court pouvait peser bien plus lourd que des œuvres volumineuses, il vous faut lire <i>Quelques pas de solitude </i>d’urgence (si vous le saviez, il vous faut lire ce livre aussi). Il m’a prise aux tripes par sa sincérité et son écriture tantôt tendre, tantôt sombre mais toujours pudique. Je fais confiance à Christian Thorel qui dirige « ma » librairie mais le seul roman de Pascal Dessaint que j’ai lu à ce jour (<i>Du bruit dans le silence</i>) ne m’avait pas convaincue. Ainsi, si ce texte-ci avait été plus long, je ne m’y serais sûrement pas arrêtée… et j’aurais tant perdu ! Car c’est un texte fort, beau et mélancolique aussi qui nous dit le pouvoir guérisseur de la nature, les cicatrices qui resteront à jamais, les interrogations d’un homme qui se demande ce qu’il n’a pas su voir pour éviter un drame. C’est un texte qui nous parle aussi des diverses formes de solitudes : celle qui nourrit et celle qui détruit ; celle qui nous renforce et celle qui conduit à la mort ; celle que l’on recherche et celle dont on ne peut se débarrasser, qui empêche le partage et enferme les êtres. Et dans tout cela, il y a la solitude de l’écrivain qui se retire pour transformer la vie, nous rendre ce qu’il a perçu, vécu. A lire, à offrir, à relire…

    par mycupoftea Le 02 août 2014 à 19:34
  • 4/5

    Ce livre est tout petit mais un grand soin a été apporté au texte, une couverture cartonnée avec rabat avec des ombres d’oiseaux. On est dans les tons bleu-vert. En fin de volume une note nous explique qu’il s’agit de papier Munken bouffant 80 grs et pour la couverture du Conqueror vergé blanc 220 grs. Voilà le genre de détail que j’adore ! J'ai beaucoup aimé la phrase de Incipit (sur le rabat) on la retrouvera au cours de la lecture : &quot;Le temps passera et je me souviendrai de ce moment avec toujours plus d'imprécision, voire de confusion. D'ailleurs, quand j'y repense, j'ai l'impression d'avoir rêvé. C'est certainement un effet de la solitude.&quot; Voilà encore un thème qui m'est cher, la mémoire avec les déformations entre le moment vécu et le moment où l'on raconte. Comment en si peu de pages Pascal Dessaint a pu aborder tant de sujets ? On sent que les mots son pesés. Ecrire sur la solitude était le but premier, mais ce n’est pas sous forme d’essai qu’il aborde la question. C’est un romancier qui s’attelle à l’exercice. Nous avons une recherche de décor, de personnages et d’une action (nature, animaux, humains, tout vit et meurt) pour aboutir au travail d’écrivain. La solitude se situe entre la vie et la mort. La solitude face à la mort et face à la mort de l’autre.[...] http://ramettes.canalblog

    par ramettes Le 16 juin 2014 à 13:47
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