4/5

11 avis

Nativité cinquante et quelques : a Christmas tale

Martin, Lionel-Édouard (1956-....). 070

Edité par les Éd. du Vampire actif. Lyon - 2013-11-15

Langue : français

Collection : ˜Les œséditions

ISBN : 978-2-917094-10-5

Description physique : 1 vol. (218 p.) ; couv. ill. ; 18,0 cm x 12,0 cm x 1,2 cm


"Un soir de Noël, dans les années cinquante : Maît'Louis, un vieux rebouteux usé par les maux de tous ceux qu'il a guéris, guette au crépuscule, au seuil de sa vieille demeure, d'importants visiteurs. Grâce à son éolienne, savamment installée par Jean Dieu, le boulanger, il enguirlande de lumière le grand marronnier, seul repère visible par les passagers de l'Ariane partis, bravant la tempête de neige, en quête d'un médecin pour soigner leur nourrisson et leur imposante tante matriarche. Happés par la nuit, ils s'égarent sur les routes de cette âpre campagne. La langue de Lionel-Édouard Martin, toute de matières et de saveurs, sert à merveille un récit magnifique qui n'est pas sans évoquer un étonnant conte de Noël."

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Avis des lecteurs

  • 5/5

    Conte de Noël intense, mutation poétique et fantastique, sens secret de la joie triste. Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/10/01/note-de-lecture-nativite-cinquante-et-quelques-lionel-edouard-martin/

    par Charybde2 Le 01 octobre 2014 à 06:49
  • 5/5

    Depuis le temps que je le lis, je ne m'étonne plus guère d'entrer dans un nouveau texte de Lionel-Édouard Martin avec cette même envie opiniâtre, sans cesse renouvelée, de me laisser porter par ce qu'il me semble assez bien connaître déjà. C'est le grand plaisir des lecteurs qui lisent assidûment un écrivain et qui, à tort ou à raison, ont acquis l'intime conviction qu'ils n'ont, de lui, plus grand-chose à découvrir, que de toujours vouloir remettre leurs sensations sur le métier, observer ce qui, en lui, bouge, respire, continue de s'ouvrir. Lire comme pour perpétuer l'étonnement, en quelque sorte ; pour poursuivre la conversation ; pour jauger son humeur, aussi, s'assurer que le fluide ne s'arrête pas d'irriguer, d'abonder, de nourrir ce que, de toute façon, nous aimons déjà. C'est, en l'espèce, un exercice un peu subtil, tant Lionel-Édouard Martin se moque bien de surprendre, tant il s'acharne à exhausser et à transmettre ces choses vues qui, un jour, le conduisirent à écrire. Si bien qu'on se surprend à le lire comme lui-même, peut-être, écrit : avec cette joie un peu triste qu'inspire la visitation des mondes originels. Rien n'est plus difficile - et ne serait plus idiot - que de clamer sa préférence pour tel ou tel roman de Lionel-Édouard Martin. Autant affirmer que ce Saint-Joseph-ci est meilleur que ce Saint-Julien-là : ça veut dire quoi, &quot;meilleur&quot; ? A un certain niveau, ce qui pourrait les distinguer n'est guère que leur âge : celui-ci, qu'on aurait bu un peu trop tôt, et cet autre, qu'on aurait laissé s'envieillir un peu - et dont la pâte y a gagné en matière et en rondeur. C'est un peu l'impression, au fil des livres - au fil des ans - que me laissent les romans de Martin : quelque chose me semble s'y assouplir et s'y affermir de concert : plus ferme et plus sec, le trait décisif ; plus souple et plus moelleuse, cette façon de cheminer, d'accueillir les sensations, de parcourir le temps et les paysages. Ce qu'on aurait volontiers désigné comme la &quot;patte&quot; de Lionel-Édouard Martin a simplement fini par devenir l'expression, comme qui dirait naturelle, de l'auteur. On pouvait bien décortiquer Martin, on pouvait bien se demander à quelle occulte science il confiait ses phrases, on n'a plus guère envie que de se mouler dans son pas, de suivre la marche tranquille d'un écrivain qui ne pourrait simplement pas montrer les choses autrement qu'il ne nous les montre. C'est à la fois virtuose et épuré, fluide et syncopé : désuétude de ton et modernité d'approche - façon alambiquée de dire la grande liberté d'un langage. <i>C'est un jour mou comme de la mie de pain saucée dans du civet. Mait' Louis a murmuré ça, comme ça : le jour est mou, sans parler à personne. Il n'y a personne à qui parler. </i> Mait' Louis : le guérisseur, le rebouteux, un comme on en faisait dans ces années-là, les cinquante et quelques, dans les campagnes de France. Celui qui se fait tant de mal à prendre celui des autres. Encore un de ces personnages authentiquement martiniens, comme d'ailleurs le sont Jean Dieu, le boulanger (et le pain, un presque personnage, lui aussi), et puis la tante, celle qu'on appelle &quot;la vache&quot; tant elle est grosse et impotente ; et ces deux-là, dont il se dit qu'elle serait la marraine, à la progéniture si faible. L'univers de Martin a toujours à voir avec le silence, c'est un monde d'économies, économie de mots, de sous, de tout - mais riche en ressenti, qu'on n'exprime pas pourtant, ou mal, ou qu'on tait, parce que la pudeur, parce que le bruit, parce que c'est comme ça, pas autrement. C'est par leur physiologie que Martin témoigne de ses personnages, de leurs pauvres gestes d'esseulés, en grattant l'os du sentiment, en ne lui laissant rien d'autre sur le dessus que le blanc de l'entaille, la morsure de la vie. Il témoigne d'eux, disais-je, mais tout autant pour eux, comme toujours : c'est toujours cette voix-là qu'il emprunte, cette voix des gens d'hier, bien souvent des

    par MarcVillemain Le 10 avril 2014 à 10:03
  • 4/5

    Livre voyageur lu grâce à mes copinautes de Libfly Nous sommes perdus dans la campagne, un village avec quelques maisons et quelques fermes isolés. Il y a le boulanger, qui livre le pain ; Jean Dieu. Il est souvent le seul lien avec des êtres qui vivent seuls dans leurs fermes isolés. Il va livrer son pain à Mait’Louis, un vieux rebouteux. Celui-ci a soigné beaucoup de maux et est fatigué maintenant, mais pas cette nuit d’hiver, il attend avec impatience des visiteurs. Ne serait ce pas la tante, le petit drôle mon filleul et ma filleule. Cette étrange petite famille sont partie sur les routes pour voir le médecin de garde car le petit drôle a très très chaud et la tante n’est pas bien du tout non plus. Ecrit comme un conte, nous nous retrouvons dans la campagne française des années 50 avec des personnages très attachants et des descriptions de la nature, proche du fantastique. Cette éolienne placée dans la ferme désertée Mait’ Louis et qui va éclairer dans la nuit sa cour , grâce à une guirlande qui entoure le marronnier et qui va servir de phare pour notre petite famille, tassée dans la 404. Merci de m’avoir permis de découvrir ce livre.

    par catherine Le 26 décembre 2013 à 14:01
  • 5/5

    J'ai reçu ce livre pour ma période préférée de l'année, Noël. C'est un fabuleux conte de Noël pour tous, une belle histoire comme on aime entendre les soirs de veillée au coin du feu. Maît'Louis est le guérisseur du village et de la campagne aux alentours. Comment cela est-il possible? Au fil des pages, on comprend ses choix, ses motivations, son savoir faire est un don qu'il faut utiliser avec prudence et générosité. Cette générosité le conduira au seuil de sa vie. Ce livre est écrit comme un poême, ou résonne la magie de Noël, même si parfois le lecteur est pris à la gorge par tant d'émotions. A lire pour la beauté de l'histoire et des mots Bravoooo Lionel-Edouard Martin MurielDMR

    par Muriel72 Le 23 décembre 2013 à 14:00
  • 5/5

    Voici un roman à la construction originale qui part dans tous les sens et à la prose féerique, comme la période qu'il décrit : Noël ! Période de toutes les attentes, de vœux exaucés, même en ce village rural de Villemort (nom au combien sympathique ou prophétique, à vous de choisir), même dans les années 1950 (juste après la guerre, où les gens ne roulaient pas sur l'or). Plusieurs personnages officient. Il y a Maît' Louis le rebouteux de service (celui qui remplace les médecins négligents ou hallucinants), il y a Jean Dieu le boulanger si bien nommé (celui qui souffre d'une sciatique de temps en temps, celui qui éclaire la maison de Maît' Louis quand il faut) et enfin, il y a La Vache ou la tante (c'est selon), Mon Filleul, Ma Filleule et leur nouveau-né brûlant de fièvre et démuni face à un remède maternel aussi radical que glacial et puis les fameux invités qu'attend le rebouteux. Tous gravitent autour de Villemort, tels des atomes qui n'attendent qu'une attraction électronique pour se rapprocher. En dire plus serait gâcher. L'écriture classique de<strong> Lionel-Edouard Martin</strong> étonne par son procédé narratif ingénieux : tout est alerte dans le texte (la présentation des personnages en zapping constant, leurs attitudes toujours étonnantes, cette attente du futur qui agrippe le lecteur/la lectrice, la difficulté aussi d'en rédiger un avis sans trop révéler mais juste assez pour motiver les troupes à lire cette intrigue fantastique). Car oui, c'est un écrit suffisamment rare et original pour ne pas le laisser sombrer dans l'oubli. SP reçu à l'occasion de La voie des Indés en partenariat avec le site Libfly.com et les éditions Le Vampire Actif : un immense merci pour ce cadeau arrivé en temps et en heure !

    par Cave Le 21 décembre 2013 à 12:54
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