3/5

2 avis

Embardée

Léon, Christophe (1959-....). Auteur

Edité par la Joie de lire. Genève - 2015-03-19

Langue : français

Collection : Encrage

ISBN : 978-2-88908-266-7

Description physique : 1 vol. (92 p.). 21,0 cm x 14,0 cm x 0,9 cm


Gabrielle a bientôt treize ans. Somalienne d'origine, elle a été adoptée par un couple homosexuel. George et Phil, ses papas, se sont mariés il y a une quinzaine d'années, en 2013, mais aujourd'hui la loi a changé et ils sont considérés comme des parias. Ils doivent porter un losange rose, vivent dans un ghetto et n'ont plus le droit d'exercer leur métier.Victimes d'un accident de la route, poursuivis par la brigade d'interception, George et Phil ne peuvent se fier à personne. Comment avertir Gabrielle ? Comment semer leurs poursuivants ? Et pour aller où ? C. Léon imagine un futur dans lequel règne l'intolérance, la violence et la peur. Un futur qui nous ramène vers un passé pas si lointain.Un livre qui dérange, qui secoue, qui heurte. Un livre nécessaire.

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Avis des lecteurs

  • 3/5

    Merci encore une fois aux éditions La Joie de Lire et à Libfly : j'ai reçu ce livre dans le cadre de La voie des indés ! C'est toujours avec plaisir que j'ouvre un roman de Christophe Léon, des textes engagés, réalistes (tendance noirs !) et qui nous secouent pour nous faire réagir ! Celui-ci n'échappe pas à la règle. Nous sommes dans un futur, que l'on imagine proche, et George et Phil, artistes plasticiens, sont les parents de Gabrielle, une gamine d'origine somalienne qu'ils ont adoptée. George et Phil ont pu se marier grâce à la loi sur le mariage pour tous mais les temps ont changé : retour à l'obscurantisme, les homosexuels sont parqués dans des ghettos en dehors de la ville, surveillés par une milice, ils leur faut d'ailleurs un laisser-passer pour circuler, ils doivent porter un losange rose afin d'être identifiés par les autorités etc afin qu'ils "ne polluent pas la société et ne sapent ses bases" (p. 39). Un contexte qui rappelle forcément les lois anti juives des années 30. L'art des deux hommes lui-même est qualifié de "dégénéré" tout comme l'était le jazz par les nazis. Le roman nous fait naviguer dans plusieurs espaces : nous suivons Phil et George alors qu'ils sont en fuite, poursuivis par les miliciens pour s'être déplacés sans autorisation, revenons parfois à l'appartement en compagnie de Gabrielle qui les attend impatiemment et nous fait comprendre la situation dans de longs flash-back. On retrouve ici des propos d'une extrême violence, qui eux, ne sont pas de la science fiction : on ne les a que trop entendus dans les "manifs pour tous". Un texte qui résonne fort dans notre actualité, alors que les agressions à l'encontre des homosexuels en France ont fortement augmenté ces derniers mois suite au débat sur le mariage pour tous, bien-sûr, mais plus largement encore. Un roman comme une mise en garde, ou à travers les "hommots", Christophe Léon insiste sur les mots auxquels il faut (re)donner sens : tolérance, amour, liberté, douceur pour lutter contre la haine de l'autre. Un bon texte encore une fois, même si je l'ai trouvé parfois un peu manichéen, moins subtile que les précédents ; et puis peut-être parce que le sujet est encore à vf, le message, les intentions, prennent le pas sur le romanesque, un roman à faire lire, non pas donc, pour l'histoire mais pour la réflexion qu'elle suscite, la prise de conscience qu'un dérapage est facile si l'on n'y prend garde, Embardée nous rappelle à la vigilance pour préserver les libertés : rien n'est définitivement acquis !

    par fabula Le 12 mai 2015 à 19:59
  • 3/5

    Gabrielle a presque 13 ans. Elle a été adoptée alors qu'elle était bébé par Phil et George, un couple d'homosexuels. Leur vie de famille va basculer en même temps que de nouvelles lois s'installent. Les homosexuels ne sont plus la bienvenue en ville et doivent être rassemblés dans une sorte de ghetto, forcés de porter un losange rose… Evidemment la thématique de ce roman est très forte (et encore malheureusement très actuelle) et rappelle les pires heures de l'Histoire. C'est un livre très court qui se lit sur l'instant, mais qui du coup ne parvient pas à nous embarquer véritablement. J'ai plus eu une impression d'un coup de gueule lancé, mais qui n'a pas su s'intégrer à une fiction. Les éléments s'enchaînent, on a des retours en arrière mais on n'a pas le temps de saisir les différents instants. D'où mon avis mitigé malgré un sujet très bien traité. Une mention particulière pour la dédicace de l'auteur en préambule, qui est très belle : « Parce que l'amour est de tous les genres-masculin au singulier et féminin au pluriel. » Merci à Libfly et aux Editions La Joie de lire pour l'envoi de ce livre dans le cadre de La Voie des Indés !

    par Bibeli Le 10 avril 2015 à 09:33
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