3/5

4 avis

principe de suspension

Bamberger, Vanessa

Edité par Liana levi - 2017-01-03

Langue : français

Collection : Litterature liana levi

ISBN : 9782867468759

Description physique : 200 p.. 21,0 cm x 14,0 cm x 1,5 cm


Thomas est un patron confiant. Il a racheté une PME dans sa région natale, le Hayeux-Nord, a rénové les bâtiments, investi, formé ses 37 salariés. Packinter fabrique désormais des pièces plastiques d'inhalateur en exclusivité pour un grand laboratoire local. Mais le déclin de l'ouest et la délocalisation sont en marche, dans l'industrie pharmaceutique comme ailleurs. Le labo le lâche et c'est le moment que choisit Loïc, son bras droit, pour passer à la concurrence. Thomas se bat, cache ses angoisses. En particulier à sa femme. Par habitude, par éducation, Olivia supporte ce silence et se tient droite, souriante, aimable. Elle supporte aussi sa belle-mère tapageuse et son éternel ressassement d'un drame ancien. C'est à tout cela que pense Olivia, assise au chevet de son mari plongé dans le coma depuis plusieurs jours.

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Livre | Bamberger, Vanessa | Liana levi | 2017-01-03

«10 % de talent, 90 % d'efforts.» C'est la devise de Thomas pour défendre son usine et ses salariés. Depuis qu'il a racheté Packinter, une PME de la filière plastique, il lutte pour conjurer le déclin de l'industrie dans sa région...

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Livre | Bamberger, Vanessa | Liana levi | 2017-01-03

«10 % de talent, 90 % d'efforts.» C'est la devise de Thomas pour défendre son usine et ses salariés. Depuis qu'il a racheté Packinter, une PME de la filière plastique, il lutte pour conjurer le déclin de l'industrie dans sa région...

Avis des lecteurs

  • Un principe à ne pas manquer 3/5

    C'est une histoire tristement banale : un homme plongé dans le coma, sous respirateur mécanique et sa femme à ses côtés. Dans un contexte tristement banal : une usine qui va sans doute fermer, dans une région frappée par le chômage, en raison de la défection d'un client qui passe commande ailleurs. Mondialisation, surcoûts de production en France, délocalisations, concurrence de l'Est de l'Europe. Un patron au bord de la faillite qui se retrouve sous assistance respiratoire. Allons-nous mourir d'ennui, sombrer dans la mélancolie, vite refermer le livre ? Non : car le patron, c'est Thomas, exemplaire de ce patronat social qui ne vise pas à l'enrichissement à tout prix et surtout au détriment de ses employés. A l'écoute, partisan de la négociation plutôt que du coup de force, préférant sauver des emplois plutôt que de recourir à un plan social. Le patient plongé dans le coma, c'est encore Thomas. Sa vie est restée en suspens après un choc émotionnel, après la diminution progressive d'oxygène dans sa gestion d'entreprise. Il y a quelque chose de dérisoire à être victime d'une crise d’asthme carabinée quand on est fabricant d'inhalateurs pour ...asthmatiques ! Et tout le livre consiste à faire la navette entre deux lieux, deux moments, deux époques : la chambre d'hôpital, théâtre d'aujourd'hui avec pour rôles principaux Olivia, l'épouse, affreusement lucide mais déterminée à vivre, Muriel, la mère pleurnicheuse et immature (à 70 ans, s'habiller en Minnie Mouse!) qui a littéralement « étouffé » son fils, et Rémi, l'infirmier plein d'empathie qui aide de son mieux ; l'usine, avec son directeur, son responsable Recherche et Développement qui, paraît-il a trouvé la solution miracle pour sauver l'usine et finit par passer à la concurrence, les syndicalistes, chacun dans son rôle. Il y a quelque chose d'amusant dans l'intitulé de chaque chapitre, à savoir les multiples définitions des mots « principe » et « suspension », théorie selon laquelle un couple (ou tout autre association humaine) ne tiendrait que si les éléments qui le constituent restent en suspens ; dès que l'un d'eux « précipite », il y a calcification, solidification, que sais-je, bref, c'est la fin de l'état de grâce. On n'aurait pas imaginé que le champ sémantique de ces deux mots soit si vaste ! Voilà de quoi faire un film, une série télévisée, je ne sais pas, mais il y a de la matière ! Émotions, action, problèmes sociétaux, les ingrédients sont là. Ce roman, premier roman de Vanessa Bamberger ne manque ni de souffle ni d'air frais, et c'est une asthmatico-BPCO qui vous le dit ! Pour info : la BPCO, c'est, comme le dit l'auteure, le nouveau nom de la bronchite chronique, celle qui fait vendre des inhalateurs chers et remplit les caisses des laboratoires pharmaceutiques... (dixit l'auteure, pas moi, bien sûr. Quoique...) Merci aux 68 14ères fois pour m'avoir fait lire un roman sur un thème que je connais et pratique depuis...longtemps !

    par hebelin Le 23 juin 2017 à 15:29
  • Ma petite entreprise 3/5

    Challenge 68premièresfois Un premier roman qui m’a intéressé car il parle de personnages dont la littérature parle rarement ou du moins dont j’ai lu peu de livres qui ont comme personnage principal, un chef d’entreprise et de petite entreprise, de surcoût. Thomas est en salle de réanimation et sa femme veille sur lui. Il est patron d’une petite entreprise qu’il a repris, malgré la crise. L’auteure nous parle très bien du monde industrieux, le rôle d’un patron qui tente de maintenir son entreprise. Il s’agit d’une petite entreprise qui fabrique une pièce pour un plus gros, dans le monde pharmaceutique. Des relations entre cet homme et ses employés, sa famille. Nous ne sommes pas dans une grande entreprise mais dans une petite boîte, qui se trouve bien seule dans une zone périphérique d’une petite ville : on parle des zones périurbaines et les descriptions d’abandon de ces zones sont impressionnantes de vérité et décrivent bien l’air ambiant actuel. Mais c’est aussi un roman qui est proche de ses personnages, les ambitions, les doutes, les rêves, les rapports entre eux. Des portraits d’êtres qui essaient de trouver leur place, que ce soit le patron de cette PME, ses collaborateurs-associés, ses ouvriers, ses clients, ses donneurs d’ordre, sa femme, sa belle-mère.. Et la fin est très belle pour cela. Une lecture sur l’air du temps économique et sociale de notre époque. Un premier roman très ambitieux et qui nous entraîne dans un monde si rarement décrit.

    par catherine Le 19 avril 2017 à 20:23
  • Principe de suspension 4/5

    Décidément, je trouve cette rentrée littéraire de Janvier 2017 très riche en premiers romans de qualité et ce n’est pas "Principe de suspension" de Vanessa Bamberger qui me fera changer d’avis. Le roman débute dans une chambre d’hôpital. Thomas, une quarantaine d’années, y a été admis dans le service de réanimation, victime d’un coma lié à une crise d’asthme. Il est patron d’une PME de trente-sept ouvriers, "Packinter", spécialisée dans la fabrication d’embouts en plastique pour inhalateur, un comble. Il a pour seul client HFL, un laboratoire voisin. Thomas a une femme, Olivia, artiste peintre, et deux fils. A titre original, roman original. Par petits chapitres tous précédés d’une définition des mots "Principe" ou "Suspension", l’auteur alterne entre présent, la chambre d’hôpital, et passé, les événements qui y ont amené le personnage principal. Elle nous raconte l’histoire oscillant entre le personnel et le professionnel. Tout semble suspendu… déjà avant "Thomas comparait le psychisme humain à une suspension médicamenteuse, comme celles qui remplissaient les flacons fabriqués par Packinter". Olivia est suspendue au souffle de son mari, et lui à celui des machines qui lui permettent de vivre. Les ouvriers sont suspendus au carnet de commande qui maintiendra leur travail, et leurs acheteurs au coût de la main d’œuvre. Tout est duel aussi dans cette région de l’ouest où se côtoient la tristesse des usines désaffectées pour un grand nombre et la beauté de la côte, de la mer et des plages sans fin. Et tous souffrent d’un manque de reconnaissance : le patron de la part de ses ouvriers, mais les ouvriers aussi de la part de leur hiérarchie… "Ce qui leur manquait, à tous ici, quels que soient leur place et leur salaire : la reconnaissance. Il n’y avait plus la moindre fierté à travailler dans l’industrie en France, patron ou pas." Sans compter Olivia qui ne se sent en rien reconnue par son mari. J’ai beaucoup aimé l’écriture limpide, fluide et mesurée de Vanessa Bamberger. Elle illumine le portrait juste et touchant d’un "petit patron" qui n’a pour seul objectif que de rendre ses ouvriers heureux, mais qui se trouve lentement englouti par la désindustrialisation de sa région, la mondialisation, l’appât du gain qui pousse à délocaliser. Elle éclaire aussi celui d’un homme confronté aux difficultés de la vie de couple. L’auteur, avec finesse, nous explique que tout, finalement, n’est qu’une question d’alchimie. Véritable plongée dans la vie d’un couple et de ses angoisses, bel hommage aux patrons de PME, étude captivante de la loi des marchés, de la désertification de certaines zones industrielles et de la vie stressante des ouvriers d’usine, la lecture de ce "Principe de Suspension" fut pour moi un réel moment de plaisir. Et si la fin démontre à quel point il faut agiter une suspension pour en garantir la stabilité, on comprend aussi que la vie suit souvent le principe des vases communicants.

    par MaminouG Le 19 mars 2017 à 08:05
  • Premier roman 4/5

    Très joli roman sur le déclin de l'industrie française et la crise du couple. Personnages attachants et belle écriture.

    par vieuxcrabe Le 05 janvier 2017 à 21:00
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