3/5

13 avis

˜Le œmec de la tombe d'à côté : roman

Mazetti, Katarina (1944-....). Auteur

Edité par Gaïa éd.. Larbey - 2006-06-08

Langue : français

ISBN : 2-84720-079-7

Description physique : 1 vol. (253 p.). couv. ill. en coul.. 19,1 cm x 13,1 cm x 2,0 cm


Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l'oeil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la "Crevette" qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre. Elle ne sait pas cuisiner, il lit tout au plus un livre par an. Elle veut aller à l'opéra, lui doit traire les vaches. Il traîne avec lui une odeur d'étable, elle vit dans un appartement aseptisé. Mais leur passion amoureuse est sans bornes. Roman d'amour drôle, tendre, à l'humour décapant, Le mec de la tombe d'à côté touche pourtant là où ça fait mal : ce fossé qui sépare les catégories sociales. On ne peut plus contemporain...

Suggestions

Du même auteur

˜Les œlarmes de Tarzan : roman | Mazetti, Katarina (1944-....). Auteur

˜Les œlarmes de Tarzan : roman

Livre | Mazetti, Katarina (1944-....). Auteur | Gaïa éd.. Larbey | 2007-10-14

Mariana est mère de deux enfants en bas âge. Mikael, son grand amour, s'est envolé du foyer, dans une énième crise due à sa schizophrénie. Mariana continue à idolâtrer le poète et l'artiste de la vie qu'il fut et espère toujours s...

˜Le œmec de la tombe d'à côté : roman | Mazetti, Katarina (1944-....). Auteur

˜Le œmec de la tombe d'à côté : roman

Livre | Mazetti, Katarina (1944-....). Auteur | Actes Sud. Arles | 2009-03-30

Ou comment vivre une passion dévorante quand on n'a rigoureusement rien en commun. Ce roman tendre et cocasse a rencontré un immense succès de librairie. Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais ...

˜Les œlarmes de Tarzan : roman | Mazetti, Katarina (1944-....). Auteur

˜Les œlarmes de Tarzan : roman

Livre | Mazetti, Katarina (1944-....). Auteur | Actes Sud. Arles | 2009-10-31

Elle, c'est Mariana, mais leur rencontre fut assez fracassante pour qu'il la surnomme Tarzan. Lui, il s'appelle Janne, pour de vrai. Mère célibataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évapo...

Avis des lecteurs

  • 2/5

    J'avais le souvenir de collègues qui avait trouvé cette oeuvre drolissime, ce n'est pas vraiment mon avis. Je pense que j'vais trop d'attentes malheureusement déçues.

    par cestlinnatendu Le 28 août 2014 à 07:14
  • 5/5

    A ma droite, Benny, 37 ans, qui vit seul avec ses vingt-quatre vaches (et quelques moutons) dans l’exploitation familiale. Pas qu’il ait vraiment la vocation ni le profil type du fermier suédois, mais il s’est décidé une nuit d’été quand il a vu sa mère sous le grand sorbier dans la cour, le bras autour du tronc et les yeux rivés sur les terres. Il ne pouvait pas abandonner tout ça, simplement. A ma gauche, Désirée, 35 ans, bibliothécaire en charge de la section jeunesse, en passe de devenir femme de Carrière avec Centre d’intérêts Culturels. Trois C, on aurait pu y ajouter deux autres pour Complètement Conne, dit-elle. Début du combat. Benny s’occupe régulièrement de la tombe de sa mère, vaincue par le cancer, Désirée va chercher l’affliction qu’elle aimerait pouvoir ressentir sur celle de son défunt mari, fauché à vélo. Ils se regardent sans aménité du coin de l’œil, au cimetière, mais un jour un sourire partagé produit un arc de lumière bleue pendant trois heures, ou trois secondes. Ca c’est selon Désirée, Benny lui, voit un sourire de gamine en vacances. Badaboum, le sort en est jeté, B + D = A (lchimie inexplicable.) Elle, rien qu’à l’évoquer, elle a les ovaires qui s’agitent comme des fous. Lui, il aime même quand elle a ses règles, parce que ça fait très intime, ça dégage un bien-être confortable, l’élève au statut de permanent. Mais, mais, mais. Ils n’ont rien en commun. Et pour jeter des passerelles au dessus des ravins, il faut être en phase… Formidable, réjouissant, actuel, moderne, intemporel, drôle, tendre, émouvant, léger mais loin d’être creux, je n’en jette plus, mais le cœur y est. Sylvie Sagnes

    par SagnesSy Le 10 janvier 2013 à 19:17
  • 5/5

    Première surprise des Editions Gaïa : les pages sont roses !!! Surprenant « Méfiez-vous de moi ! Seule et déçue, je suis une femme dont la vie sentimentale n’est pas très orthodoxe, de toute évidence. Qui sait ce qui pourrait me passer par la tête à la prochaine lune ? » Ce monologue, elle le tient assise sur un banc, devant la tombe de son mari, mort dans un accident. Sur la tombe à côté, vient se recueillir très souvent celui qu’elle appelle « le Forestier ». « Il vient régulièrement à quelques jours d’intervalle, vers midi, toujours en trimballant de nouvelles plantes et des engrais. Il dégage cette fierté propre aux cultivateurs di dimanche, comme si la tombe était son jardin ouvrier ». A l’autre bout du banc, nous avons cet homme, qui la voyant à chaque fois pense : « ****, je ne peux pas la blairer, je ne peux vraiment pas la blairer….. Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années… » Elle, la vierge froide, celle qui a fait un mariage sensé et réfléchi : « Au bout de 6 mois, nous avions un mariage aussi confortable qu’une paire de pantoufles qui s’est faite à vos pieds », papier de verre numéro cinq, c’est dire si nous grincions ». Très engageante perspective d’une vie amoureuse !!! Celle qui ne vit que pour son métier, et sa vie d’intellectuelle. Bref, une femme austère et cérébrale. A l’autre bout du banc, nous trouvons le Forestier, avec ses 2 doigts manquants, sa casquette, son allure paysanne, ses mains pas très nettes, son blouson voyant… qui vit seul dans sa ferme depuis le décès de sa mère, les tâches ménagères qu’il n’a plus le temps d’accomplir : « La salopette tient debout toute seule, imbibée de merde et de lait caillé, les draps sont grisâtres, la maison glacée quand on entre et le café se résume à une tasse d’eau chaude du robinet avec du Nes… », Bref, le vieux garçon dans toute sa splendeur. Et puis, boum badaboum, l’éclaire, le tonnerre…. La fusion que sais-je encore : le coup de foudre inéluctable. Tous les deux sombrent corps et âmes dans ce ballet mais, car il y a un mais : on est comme l’on naît, cette sentence prouve ici sa justesse. Lui manuel, travailleur les pieds dans la glaise ou plutôt dans la bouse de vache, elle éthérée, la tête dans les livres. A bientôt 40 ans, difficile de céder du terrain malgré les tonnes d’amour, les corps à corps voluptueux, les râles…. Chacun attend de l’autre un virage à 180° et, là, ça coince très sérieusement. La construction du livre où chacun parle à son tour de paragraphe nous montre leur incompréhension totale de la vie de l’autre, leur impossibilité à se mettre à la place de l’autre. Est-ce là l’apanage de la passion ? Sans avoir l’air d’y toucher, avec ses mots, son ironie, son humour et sa tendresse envers ses deux tourtereaux plus de l’année, Katarina nous pose plusieurs questions. L’amour peut-il surmonter les différences entre classes sociales, l’amour est-il plus fort que l’apparence, que nos habitudes et une certaine lâcheté ? La passion peut-elle dériver vers l’amour et la tendresse ? Le thème de la passion totale entre deux êtres que tout sépare se retrouve souvent, mais, j’avoue avoir bien aimé la façon de le dépeindre de Katarina Mazetti Le résultat est un joli livre d’une écriture vive, agréable à la fois drôle, caustique et tendre. Un bon coup de cœur que j’ai lu en 4 heures durant une insomnie, que je n’ai pu lâcher et qui m’a fait sourire et même rire. Petit bémol, la couverture n'est vraiment pas à la hauteur et fait plus penser à un roman à l'eau de rose

    par zazy Le 08 décembre 2011 à 22:16
  • 4/5

    C'est drôle et l'héroïne est une bibliothécaire : toutes les raisons de ne pas laisser indifférent...Un intéressant choc des cultures, un peu de tendresse et beaucoup d'humour font échapper ce récit au style roman de gare... C'est même une belle histoire d'amour, ne boudons pas notre plaisir. laurence

    par laurence Le 28 septembre 2011 à 15:25
  • 3/5

    Une histoire d'amour gravé dans le marbre... La Suède, ce pays nordique qui nous offre de plus en plus de l’original dans notre quotidien; qui n’a jamais pénétré dans un Ikéa et est sorti avec ces inénarrables meubles en kit ! Mais bien sûr la Suède c’est aussi Stieg Larsson et sa fameuse saga Millénium ou Camilla Läckberg avec ses romans tout aussi noirs. Bref vous l’aurez compris la Suède en littérature se consomme froide et, c'est à supposer, sur les plages. Mais Katarina Mazetti dans son roman Le mec de la tombe d’à côté nous parle d’amour ! Le titre est, ici, pour le moins improbable, à l’image de l’histoire d’amour dont il va être question. Qui dit amour, dit tout d’abord rencontre, et déjà là l’auteur nous surprend. Nous sommes dans un cimetière. Un homme. Une femme. Des tombes. Le roman se divise tout de suite ; la jeune femme à ses chapitres, l’homme les siens, ainsi on comprend déjà que cette histoire repose sur des contradictions des personnages trop entiers et contraires pour s’associer. Désirée ouvre le bal, elle est bibliothécaire, citadine, intellectuelle mais surtout seule. Ses premières paroles sont en quelques sortes une mise en garde au lecteur ; elle nous apprend la mort de son mari et ses fréquentes visites sur sa tombe. Non loin de cette sépulture se trouve Benny ou plutôt la mère de celui-ci enterrée trop tôt comme toute ces personnes dont le manque est constant. Ces deux là, à part leur proximité n’ont rien en commun, d’après leurs apparences ils ne peuvent d’ailleurs pas se supporter ! Et pourtant, une intimité, des liens vont se tisser entre eux. La solitude de ces personnages leur pèse, pour qui entretenir cette exploitation, à qui se reporter quand sa meilleure amie n’est pas là ? Désirée est intriguée par cet homme qui se tient si droit, Benny remarque que cette femme s’intéresse à lui. La conquête des ces cœurs est rapide. L’idylle semble merveilleuse et pourtant ces non-dits se forment, ces petites répulsions refont surface et Désirée ne semble pas prête à s’engager ; elle compatit avec son amie des souffrances que causent certains hommes. Leurs avenirs semblent n’être que la répétition de leur présent ou du moins une comédie lassante. Leur amour est fort mais ils se quittent ; tout en leur couple est divergence. Ils ressentent tous les deux cette perte, peut-être de manière plus violente pour Benny que pour Désirée qui réfléchirait trop. Chacun tente de refaire sa vie, leur amour s’est depuis lentement délité. Dans ces passages, on ressent des émotions souvent vives et parfois contradictoires. Comment dire ces deux vies, ces deux manières de penser qui se font face, s’affrontent et laissent le lecteur « épuisé » et ému. On sent qu’il manque quelque chose à ces personnages qui tentent de nous faire croire que tout va bien. Et cette réconciliation qu’on attend aura finalement lieu d'une bien surprenante façon !

    par Meandnothim Le 01 mars 2011 à 12:35
Chargement des enrichissements...