3/5

3 avis

˜Le œpays sans adultes

Khayat, Ondine (1974-....). Auteur

Edité par A. Carrière. Paris - 2008-11-05

Langue : français

ISBN : 978-2-84337-508-8

Description physique : 1 vol. (334 p.). 20,5 cm x 14,0 cm x 5,0 cm


J'ai onze ans, et je vis dans une famille complètement tordue. Heureusement qu'il y a mon frère Maxence. Lui, c'est mon manuel de savoir-survivre. Le soir, on ferme nos oreilles à double tour, pour ne plus entendre les cris de nos parents qui se disputent. Croyez-moi sur parole, la vie, c'est pas pour les enfants. Maxence a préféré partir au Pays sans Adultes. Moi, j'ai voulu le rejoindre, mais je me suis trompé de chemin. Avec mes nouveaux amis, Valentine et Hugo, on a beaucoup discuté et on s'est fait une promesse : quand on sera grands, on prendra tous les enfants malheureux dans nos filets, et on ne les relâchera que quand ils sauront vraiment nager. Promis, juré. Le Pays sans Adultes est un livre bouleversant, un livre d'émotion pure.

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Avis des lecteurs

  • 3/5

    Ondine Khayat signe avec Le Pays sans Adultes un roman poétique et touchant. Écrit avec les mots d'un enfant de onze ans, avec les yeux d'un enfant de onze ans, il nous transporte dans un monde où famille rime avec ennemi, où le père utilise ses mains pour frapper au lieu de câliner, où le monde des adultes est sacrément moche et sombre. Alors, pour s'en échapper, Maxence imagine une autre vie pour Slimane, où la mer est née de toutes les larmes des gens tristes, où si l'on mange des étoiles, on devient plus gentil et où les papas sont forcément gentils. Une vie que les deux frères rejoignent depuis leur tapis bleu, en enfilant les ailes de Slimane. Mais à côté de la poésie née de l'imagination des enfants, on trouve un réalisme poignant et cruel. Comme ce cercle de la violence si bien décrit, avec cette phase de lune de miel entre deux crises, cette période où tout le monde pense que la vie va devenir normale, à défaut de le redevenir, que le père ne frappera plus, que la mère n'ira plus jamais au bureau avec du maquillage pour cacher ses bleus, que les enfants ne seront plus obligé de mentir pour louper le cours de piscine à l'école... Et puis à nouveau, la violence, les coups, les bleus, le sang, le désespoir plus profond à chaque fois, la désillusion qui revient, plus forte encore, et les bras que l'on finit par baisser... Miss Alfie, croqueuse de livres

    par MissAlfie Le 22 février 2011 à 17:10
  • 4/5

    J’ai été bouleversée par ce livre. Il traite d’un sujet profondément difficile et j’avais peur d’être engloutie sous une avalanche de pathos et de bons sentiments. Bon, il y en a un peu, c’était inévitable mais le début est tellement terrible qu’il faut bien rééquilibrer la balance. J’ai d’abord trouvé ce récit très pesant, parce que les choses ne cessent de s’assombrir et on se demande si ça va s’arrêter. Mais j’ai aussi d’emblée été touchée par le lien très fort qui unit Maxence et Slimane, et je me suis vite laissé séduire par le style de l’auteur qui permet justement de rendre un peu plus supportable ce récit, l’écriture lui redonne une beauté qui a déserté la vie des protagonistes. On s’attache de plus en plus au jeune Slimane, et même si je ne suis pas sûre que c’est de cette manière que s’exprimerait un enfant de onze ans, en tout cas, je trouve que cette façon de s’exprimer sonne juste dans la bouche d’un personnage censé raconter ce genre d’expérience. L’auteur ne cherche pas à donner un témoignage, elle travaille à rendre compte de l’état de ces existences cabossées par le biais d’une écriture poétique qui m’a parfois fait monter les larmes aux yeux. C’est un pari qui m’a semblé réussi.

    par Artsouilleurs Le 01 juin 2010 à 16:47
  • 4/5

    Un énorme coup de coeur pour ce livre, que j'ai lu, avalé, dévoré (2 nuits) et qui m'a fait sangloter comme très rarement... Mon mari dit que je suis vraiment, définitivement ravagée, d'aimer lire des histoires tristes qui me mettent dans un état pareil, mais moi, j'en redemande ! C'est un enfant de 11 ans qui raconte son histoire, sa vie, avec ses mots à lui, qui nous livre sa souffrance, sa douleur, mais aussi son espoir d'une vie meilleure, ses rêves d'une famille unie et aimante, ses projets d'avenir... Quand cela va trop mal, il imagine avec l'aide de son grand frère qu'ils iront bientôt voyager avec le travelator magique au Pays sans adulte, loin du Démon, ce père alcoolique, chômeur et violent, qui assène et décharge son mal-être sur les autres sous forme de coups. Quand les coups ont plu, les deux enfants accrochent leurs ailes d'anges, volent vers le ciel et imaginent leur vie. Maxence, le grand frère de Slimane est un enfant surdoué, qui a tout compris et même disséqué la mécanique terrible de leur enfer quotidien. Avec sa sensibilité ultra-développéeultra-développée, il choisit d'être malgré tout comme une lumière pour Slimane, il le réconforte, il lui apprend la vie et le console, et joue un peu en même temps le rôle du père et de la mère, malheureusement complètement défaillants. Suite sur Les lectures de Lili Liliba

    par liliba Le 22 décembre 2009 à 15:36
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