3/5

1 avis

De Prague à Tcheliabinsk

Kris (1972-....). Auteur | Pendanx, Jean-Denis (1966-....). Auteur

Edité par Futuropolis. [Paris] - 2011-06-06

Langue : français

Collection : Svodoba !

ISBN : 978-2-7548-0425-7

Description physique : 1 vol. (43 p.). ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul.. 33,2 cm x 23,5 cm x 1,0 cm


C'est l'histoire d'une armée sans pays, la Légion tchèque, composée des 70 000 prisonniers de guerre Tchèques et Slovaques, qui a un projet fou : revenir « chez elle », grâce au chemin de fer transsibérien afin d'obtenir la création d'une république tchécoslovaque. C'est l'histoire d'une nation en marche, au sens propre comme au figuré. Au bout de la voie, leur cri de guerre deviendra réalité : « Svoboda ! Liberté ! ». Kris et Pendanx nous entraînent dans une véritable odyssée ferroviaire, au milieu du chaos de la révolution russe de 1917. Prague, automne 1938. Josef Cerny dit « Pepa », professeur d'arts plastiques, apprend les accords de Munich et imagine sans peine la suite : la mort de la Tchécoslovaquie, son pays et cette république qu'il a contribué à faire passer du rêve à la réalité, vingt ans auparavant. Alors, il ressort ses vieux carnets de croquis et les écrits de son compagnon, l'écrivain Jaroslav Chveïk. Tcheliabinsk, 14 mai 1918. Parti de Samara, le régiment de Jaroslav rejoint enfin les éléments avancés de la 1re division tchèque, parmi lesquels se trouve Pepa. Mais la joie de leurs retrouvailles va bientôt s'effacer devant les événements dramatiques de cette journée noire. Cette journée où, pourtant, pour ces milliers de soldats perdus loin de chez eux, tout a vraiment commencé.

Suggestions

Du même auteur

Iekaterinbourg, été 1918 | Kris (1972-....). Auteur

Iekaterinbourg, été 1918

Livre | Kris (1972-....). Auteur | Futuropolis. [Paris] | 2012-06-21

Karmine, le chef du soviet deTcheliabinsk, a fait arrêter Jaroslav après que celui-ci a tué un Hongrois qui avait agressé Pepa. Le geste de Jaroslav allait, quelque deux mois plus tard, avoir des conséquences terribles. En attenda...

Svoboda t.1 ; de Prague à Tcheliabinsk | Kris

Svoboda t.1 ; de Prague à Tcheliabinsk

Livre | Kris | Futuropolis | 2014-02-05

Le contexte historique: Russie, 1918. 70 000 soldats austro-hongrois, mais de nationalité tchèque et slovaque, profitent de la Révolution russe pour s'enfuir des camps de prisonniers tsaristes. Leur but : rejoindre les troupes all...

Svoboda t.2 ; Iekaterinbourg, été 1918 | Kris

Svoboda t.2 ; Iekaterinbourg, été 1918

Livre | Kris | Futuropolis | 2014-02-05

Le contexte historique : Russie, 1918. 70 000 soldats austro-hongrois, mais de nationalité tchèque et slovaque, profitent de la Révolution russe pour s'enfuir des camps de prisonniers tsaristes. Leur but : rejoindre les troupes al...

Avis des lecteurs

  • 3/5

    30 septembre 1938. Joseph Cerny, alias Pepa, a 38 ans lorsqu’il apprend à la radio que les accords de Munich ont été ratifiés. Pour cet ancien soldat tchèque qui a combattu sur le front russe en 1918, cette nouvelle affligeante fait vaciller ses idéaux et l’image qu’il avait de la France. Il se retranche alors chez lui et reprend ses carnets de croquis et les textes écrits vingt ans plus tôt par son ami et compagnon d’armes Jaroslac Chveïk. Les deux hommes s’étaient rencontrés à Prague en 1914 à la veille de la première guerre Mondiale. Après quelques mois sans nouvelles l’un de l’autre, ils se retrouvent en mai 1918. Leurs trains sont bloqués en gare de Tcheliabinsk, ils souhaitent trouver un moyen de rentrer chez eux… - Svoboda ! est le fruit d’une collaboration que je n’aurais manqué pour rien au monde. Au scénario, Kris dont j’apprécie le travail, de l’autobiographique (Les ensembles contraires, Coupures irlandaises qui s’inspire en partie de son vécu) au récit historique (Un Homme est mort, Notre mère la guerre). Un auteur qui se diversifie peu, quoique, si l’on regarde bien, je trouve son registre d’une richesse sans pareil (chronique sociale, polar…) et j’apprécie son engagement, même lorsqu’il s’agit de s’essayer à l’adaptation de romans comme Un sac de billes paru en avril 2011 (il retrouve ainsi Vincent Bailly avec qui il avait collaboré pour Coupures irlandaises). Ces dernières années, il a progressivement délaissé les one-shot pour étoffer ses intrigues et fouiller ses personnages. En ce qui nous concerne, pour Svoboda !, nous partons a priori sur une aventure qui devrait compter 9 tomes au final (dès 2012, le rythme de publication sera semestriel…). On aborde la Seconde Guerre mondiale via la lutte que les légionnaires tchèques ont mené pour défendre leur liberté (en slave, liberté se dit « Svoboda »). Kris crée pour l’occasion deux personnages fictifs pour servir ses desseins, deux hommes diamétralement opposés. Voici les mots de l’auteur à leur sujet : J’ai toujours pensé que l’on fait entrer le lecteur dans la grande histoire par le truchement de la petite, que l’on perçoit bien mieux l’essence d’une aventure humaine à travers le destins de quelques-uns. Et que pour mieux la raconter, il faut aussi, paradoxalement, savoir s’en éloigner un minimum. Dès le début, je me suis dit que l’interprète idéal de ce périple serait une sorte de Victor Hugo tchèque, un écrivain nationaliste et démocrate, qui aurait participé à cette anabase et nous raconterait ses souvenirs. Même si j’étais décidé à créer un personnage de fiction, en empruntant justement des traits biographiques de tel ou tel grand auteur répondant aux critères évoqués plus haut, j’ai un peu fouillé afin de savoir si ce personnage n’aurait pas réellement existé. Et je suis rapidement tombé sur Jaroslav Hasek, considéré comme l’un des pères fondateurs de la littérature tchèque, auteur du roman Le Brave Soldat Chveïk. Ainsi, grâce à Hasek, je tenais mon personnage principal, que je vois comme un mix entre lui-même et Chveïk, son héros de roman (d’où son nom dans l’album : Jaroslav Chveïk). Romancier et pamphlétaire, anarchiste ne croyant en rien mais prêt à s’engager sur tout, juste pour « la beauté du geste », noceur invétéré et séducteur impénitent, adepte des bas-fonds et pourtant amoureux de la pureté. Ce dernier terme est important, car c’est ce qui va l’amener à nouer une amitié passionnée avec son exact contraire, un personnage totalement imaginaire lui : Josef Cerny dit « Pepa » (« le noir » en tchèque, un terme désignant en fait des personnes au teint plus ou moins « basané », souvent tout simplement d’origine juive). Contrairement à Chveïk, dépassant déjà allègrement la trentaine en 1918-1920, Pepa a tout juste vingt ans. Juif slovaque, peintre-illustrateur et amoureux de la littérature, il voue une admiration sans borne à la culture française et par-dessus tout à sa Révolution. Démocrate convaincu, il s’engagera ave

    par Mobd Le 06 novembre 2011 à 15:43
Chargement des enrichissements...