3/5

4 avis

˜La œsorcière de Salem

Gaskell, Elizabeth (1810-1865). Auteur

Edité par J. Corti. Paris - 1999-05-19

Langue : français

Collection : Collection romantique. ; Collection romantique

ISBN : 2-7143-0696-9

Description physique : 210 p.. 16,0 cm x 12,5 cm x 1,6 cm

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Avis des lecteurs

  • 4/5

    En 1691, les colonies britanniques du nord du continent américain ne sont encore que des embryons. Composées essentiellement de protestants ayant fui l'Angleterre après le retour des rois catholiques, ce sont des petites sociétés qui mêlent immigrants et indiens, relégués au rôle de domestique. C'est dans la petite ville de Salem qu'arrive Loïs, jeune catholique qui rejoint une partie de sa famille. Elle a des soutiens à Salem, mais la famille qui l'héberge est loin d'en faire partie. Et quand la rumeur annonce la présence de sorcières sur le territoire, les nouveaux venus et les étrangers sont les premiers visés. A partir d'un fait historique, Elizabeth Gaskell dépeint cette société très renfermée sur elle-même, les tensions qui la parcourent, en particulier religieuses. Surtout, elle décrit comment toute une communauté plonge dans l'irrationalité en condamnant à mort plusieurs villageois pour sorcellerie présumée. La première partie du roman est consacrée à l'arrivée de Loïs à Salem. Venu de Barford, elle a quitté l'Angleterre après la mort de ses parents. Elle retrouve le peu de famille qui lui reste, mais qui ne partage pas la même religion. Mais rapidement, l'exil se transforme en cauchemar. Elle habite dans une famille dont elle sent l'hostilité à son égard, bien que le fils, Manasseh, ait des attentions très différentes envers elle. La seconde partie du roman s'attache aux accusations de sorcellerie, qui touchent d'abord les indiennes, souvent les domestiques dans les maisons des colons, puis ceux qui ne partagent la même religion. Loïs est alors accusée par Prudence, une des filles de la maison où elle loge, alors qu'aucun argument tangible ne pèse contre elle. Gaskell décrit minutieusement les moyens utilisés par la justice pour extorquer des aveux, avant de condamner lourdement les accusés qui n'ont aucun moyen de s'en tirer. Si l'histoire de sorcellerie prend du temps à s'installer, la première partie du roman n'en est pas moins intéressante, avec cette présentation des colonies britanniques, et les relations complexes qui eronde.jpgxistent entre tous ces citoyens. En particulier, la querelle entre l'ancien et le nouveau pasteur est assez révélatrice de cette tension qui parcourt toutes les relations. Un roman très intéressant, ma foi, et qui est é galement très bien écrit et traduit (même si la traduction, par deux auteurs différents, me semble meilleure, au niveau littéraire, dans sa première partie). Une plongée instructive et terrifiante dans les milieux puritains des débuts des colonies britanniques.

    par Yohan59 Le 31 octobre 2012 à 08:53
  • 3/5

    Elizabeth Gaskell fait partie des auteures que j'avais envie de découvrir (j'aurais adoré lire Nord et Sud mais malheureusement il n'existe qu'en version originale et là gros blocage de ma part). J'ai donc entamé avec plaisir ce court roman. L'écriture est tout simplement délicieuse ! Le style glisse avec fraicheur, les descriptions sont délicates, cette jeune demoiselle nous enchante par sa jeunesse, son dynamisme et sa franchise. Et l'on voit petit à petit l'atmosphère devenir lourde, délétère. Toutes les qualités de cette pauvre Loïs vont la conduire à sa perte et la transformation de ce groupe d'humains en une horde de loups affamés (cherchant un coupable à tout prix) est stupéfiante (d'autant plus quand on sait que cela s'est vraiment passé). En revanche, j'avoue que toutes les discussions religieuses, même si elles sont nécessaires pour comprendre la situation, m'ont semblé bien longues et pénibles à lire (j'en ai peut être même court-circuité quelques une...).

    par Argantel Le 02 avril 2011 à 14:38
  • 5/5

    Lois Barclay est une jeune anglaise de 18 ans, qui quitte son Angleterre natale pour la Nouvelle Angleterre en 1691 suite au décès de ses parents. Accueillie par la famille de son oncle à Salem, Lois doit apprendre à s’intégrer dans une ville dont les habitants observent une défiance superstitieuse à l’égard des principes papistes du vieux continent. Sa famille d’adoption dont les membres sont plus étranges les uns que les autres, est une famille protestante issue des permières vagues d’immigration de populations puritaines vers le nouveau monde. Alors que les histoires de sorcières se racontent le soir au coin de la cheminée, une ambiance mystique règne à Salem. Les dernières affaires de sorcellerie qui ont secoué le village avant l’arrivée de Lois marquent encore les consciences et les oppositions entre l’église puritaine et l’église romaine se traduisent clairement dans les positions adoptées par les villageois de Salem. Comment la paranoïa et le fanatisme religieux ont frappé cette petite ville américaine, c’est ce que nous raconte l’histoire de La sorcière de Salem. L’excellente préface de Bertrand Fillaudeau rappelle le contexte historique de l’affaire des sorcières de Salem : alors que Cromwell, homme politique et militaire anglais converti à une secte protestante, fait des émules au sein de la communauté nouvellement immigrée en Nouvelle Angleterre, les anglais royalistes sont accusés de soutenir une église romaine qui procède à des cérémonies démoniaques. La sorcellerie est alors largement condamnée et la Nouvelle Angleterre sert de laboratoire idéal à ces féroces adeptes du puritanisme. La sorcière de Salem, nous explique t-il, "est la description implacable de la paranoïa qui saisit une petite ville." p. 11 "En s’appuyant sur des faits historiques, comptes rendus des procès et suites de l’affaire, Elizabeth Gaskell parvient à rendre magistralement la montée du péril, l’atmosphère de délation et de haine, la folie collective qui vont broyer à jamais des êtres de chair et de sang." Extrait de la présentation de l’éditeur. Souvent associée à Charles Dickens qui la surnommait sa "chère Schéhérazade", Elizabeth Gaskell est considérée comme un maître du roman politique et social ou encore comme un auteur de récits du folklore. "Son sens de la justice et de la responsabilité va de pair avec sa faculté de communiquer l’émotion face à l’innocence bafouée et à la folie des hommes. » (extrait de la présentation de l’éditeur). Marquant l’écriture gothique de sa plume humaniste, Elizabeth Gaskell a réussi à montrer à quel point la sorcellerie est une superstition favorisée par l’ignorance et la crédulité. Ce roman, parfaitement écrit, est passionnant. Elizabeth Gaskell maîtrise à merveille son intrigue et j’ai trouvé les personnages justes et leur psychologie très bien étudiée. On connait dès le départ l’issue tragique de l’histoire mais l’objectivité dont fait preuve l’auteure fait de La sorcière de Salem une lecture de référence sur la question. Le recul de Gaskell sur cette affaire (le roman est écrit au 19ème siècle) apporte de la crédibilité à son récit et l’on ne peut que constater avec horreur les méfaits de l’obscurantisme religieux sur la société de l’époque. A lire sans modération. A voir sur le sujet, l’excellente adaptation cinématographique de la pièce d’Arthur Miller avec Winona Ryder et Daniel Day-Lewis (sortie sur les écrans en 1996). Alcapone13

    par Alcapone Le 10 juillet 2010 à 10:12
  • 3/5

    En 1691, à la mort de ses parents, Loïs Barclay, jeune anglaise de 18 ans, rejoint la famille de son oncle en Nouvelle-Angleterre, à Salem, où s'est établi une petite communauté puritaine très stricte. Très vite, Loïs est confrontée au rejet et à la solitude : son oncle décède peu de temps après son arrivée, sa tante est d'une totale froideur envers elle, son cousin la poursuit de ses assiduités, sa cousine Faith la jalouse, quant à la petite Prudence, sa perversité va mener au drame... Car dans la petite ville, l'hystérie gagne la population persuadée que des sorcières vivent parmi eux. En s'appuyant sur des faits historiques, comptes rendus des procès et suites de l'affaire, Elizabeth Gaskell retrace les événements réels concernant la condamnation et l'exécution d'une vingtaine de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachussetts : la fameuse affaire des sorcières de Salem. Elizabeth Gaskell, dans un style clair et joliment désuet, décrit avec talent l'implacable paranoïa qui saisit la petite ville. Elle parvient à rendre magistralement la montée de la peur, de la suspicion et de la haine, et l'atmosphère de jalousie, de délation et de folie collective qui vont balayer Salem. Elizabeth Gaskell dénonce et condamne ainsi avec finesse les excès du puritanisme. Un petit bémol toutefois : les personnages restent rudimentaires et manquent de profondeur, à l'image de l'héroïne, Loïs Barclay, archétype de l'ingénue-tête-à-claques : douce jeune fille naïve, innocente, franche, bonne, honnête, vertueuse, croyante, qui reste gentille et digne, même quand on lui fait du tort. Bref, parfaite, et parfaitement agaçante ! Elle parait bien falote, un peu sotte et manque de caractère.

    par Kara Le 09 novembre 2009 à 14:09
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