4/5

1 avis

l'éveil

Papin, Line

Edité par Stock - 2016-08-24

Langue : français

Collection : Bleue stock

ISBN : 9782234082052


« Je dois y retourner, c'est insupportable de le savoir ici, lui qui marche et vit non loin. Non, il ne s'agit pas encore de l'éveil, du vrai, c'est mon attention seule qu'il éveille pour l'instant, et c'est en dessous, plus loin, que nous allons éclore et tomber et rouler. Je suis à l'orée de l'éveil. » La scène est à Hanoi, au Vietnam, dans les ruelles surchauffées. Cela se passe aujourd'hui, mais ce pourrait être il y a longtemps. C'est une histoire d'amour, dont les personnages sont deux garçons et deux filles, dont les voix s'entrechoquent. C'est une histoire d'amour, douloureuse et sensuelle, où les héroïnes ne font que traverser le tumulte de la ville, et se cachent dans l'ombre protectrice des chambres. C'est un premier roman d'exception. Et l'acte de naissance d'un écrivain.

Suggestions

Du même auteur

˜L'œéveil : roman | Papin, Line (1995-....). Auteur

˜L'œéveil : roman

Papin, Line (1995-....). ... | Livre | Stock. Paris | 2016-08-24

Avis des lecteurs

  • L'éveil de l'amour à Hanoi 4/5

    Voici un premier roman qui m’a embarqué dans les rues de Hanoi. Une histoire ou plutôt plusieurs histoires d’amour vont se dérouler. Raconté par plusieurs voix, nous allons apprendre à connaître ces jeunes gens : des étrangers installés temporairement au Vietnam, ces expatriés vivent leur jeunesse dans cette ville. Un livre qui fait penser à Duras, bien sûr car on se retrouve à Hanoi et une pseudo histoire d’amour d’une jeune fille et d’un vieux, c’est ce que crois l’entourage au début. Mais aussi à certains textes de Françoise Sagan, avec cette description de jeunes, qui se cherchent, hantent les bars la nuit et boivent pour oublier ou se souvenir, d’ailleurs. De très belles descriptions du Hanoi, celui de petits rues avec les bouquets de fils électriques, les marchandes de rues, les bouibouis où on mange à même du trottoir et les rues plus clean des quartiers des ambassadeurs, où derrière de belles haies bien taillées, vivent le monde diplomatique dans des villas, dignes des films de M Duras, comme dans le film à L'Année dernière à Marienbad . J’ai aimé les descriptions de la ville et surtout sa différente géographie, je me suis revue déambuler dans les rues populaires grouillantes de sons, d’odeurs ou les rues plus aseptisées des beaux quartiers où sont installées les ambassades. J’ai reconnu les lieux paisibles le long du lac des pagodes ou les randonnées dans les rizières proches de la capitale. J’ai aimé la façon dont l’auteur nous parle de ces histoires et que ces histoires soient racontées pas plusieurs points de vue : le début d’histoire raconté par Juliet et sa façon d’essayer de vivre cette histoire, celle plus ténébreuse du Français et de Laura, cette belle femme perdue dans la ville mais aussi dans sa vie. (« Ne me laisse pas seule avec mon imagination ») Les descriptions de son mal être sont proches de la poésie pure : « J’ai achevé le tour du propriétaire de la Tristesse. J’en ai fait le tour. Oui, je me suis trop attardée déjà dans ses régions ; j’en ai sondé les bois, parcouru les vallées, j’en ai gravi les monts, traversé les ruisseaux. » (p238) ; La façon dont l’ami Raphaël regarde et observe les relations des autres, derrière son comptoir de bar ou dans la chambre à écouter. Mais il y a aussi un hommage à la lecture car les protagonistes passent beaucoup de temps à lire : ‘C’était une joie double que la venue d’un nouveau livre sur notre étagère. »(p125) Ce premier roman est l’un de mes premiers coups de cœur de cette rentrée littéraire de septembre.

    par catherine Le 21 septembre 2016 à 11:18
Chargement des enrichissements...