4/5

4 avis

˜Un œhomme

Roth, Philip (1933-....). Auteur

Edité par Gallimard. [Paris] - 2007-11-08

Langue : français

Collection : Du monde entier (Paris) ; Du monde entier

ISBN : 978-2-07-078094-5

Description physique : 1 vol. (152 p.). 20,5 cm x 14,2 cm x 1,3 cm


Un homme. Un homme parmi d'autres. Le destin du personnage de Philip Roth est retracé depuis sa première et terrible confrontation avec la mort sur les plages idylliques de son enfance jusque dans son vieil âge, quand le déchire la vision de la déchéance de ses contemporains et que ses propres maux physiques l'accablent. Entre temps, publicitaire à succès dans une agence à New York, il aura connu épreuves familiales et satisfactions professionnelles. D'un premier mariage, il a eu deux fils qui le méprisent et, d'un second, une fille qui l'adore. Il est le frère bien-aimé d'un homme sympathique dont la santé vigoureuse lui inspire amertume et envie et l'ex-mari de trois femmes, très différentes, qu'il a entraînées dans des mariages chaotiques. En fin de compte, c'est un homme qui est devenu ce qu'il ne voulait pas être. Ce roman puissant ( le vingt-septième de Roth - prend pour territoire le corps humain. Il a pour sujet l'expérience qui nous est commune et nous terrifie tous.

Suggestions

Du même auteur

Pastorale américaine : roman | Roth, Philip (1933-....). Auteur

Pastorale américaine : roman

Livre | Roth, Philip (1933-....). Auteur | Gallimard. [Paris] | 1999-04-23

Après trente-six ans, zuckerman l'écrivain retrouve seymour levov dit " le suédois ", l'athlète fétiche de son lycée de newark. Toujours aussi splendide, levov l'invincible, le généreux, l'idole des années de guerre, le petit-fil...

J'ai épousé un communiste : roman | Roth, Philip (1933-....). Auteur

J'ai épousé un communiste : roman

Livre | Roth, Philip (1933-....). Auteur | Gallimard. [Paris] | 2001-05-23

Le maccarthysme a beau déferler sur l'Amérique au tournant des années cinquante, Ira Ringold se croit à l'abri de la chasse aux sorcières. Non seulement parce que son appartenance au Parti communiste est ignorée même de ses amis, ...

Pastorale américaine | Roth, Philip (1933-....). Auteur

Pastorale américaine

Livre | Roth, Philip (1933-....). Auteur | Gallimard. [Paris] | 2001-05-23

Après trente-six ans, Zuckerman l'écrivain retrouve Seymour Levov dit « le Suédois », l'athlète fétiche de son lycée de Newark. Toujours aussi splendide, Levov l'invincible, le généreux, l'idole des années de guerre, le petit-fils...

Avis des lecteurs

  • 4/5

    Un homme vient d’être enterré. Autour de lui sa famille proche : son frère, venu de San Francisco, sa fille Nancy et sa seconde épouse, ses deux fils,… Alors que certains rendent hommage à ce membre de la famille, d’autres ne disent rien. Car la vie de cet homme est marquée par des événements qui l’ont profondément marqué : trois mariages, dont un gâché, trois enfants, dont deux qui le détestent, et un frère vu comme un modèle inatteignable. Mais surtout, cet homme a vécu sa vieillesse comme une lente déchéance, et un combat contre la maladie, qui l’a forcé à passer sur le billard tous les ans ces dernières années. Et la mort, qui l’a entouré toute sa vie, a fini par s’abattre lentement sur lui. Le héros de Philip Roth est un anonyme. A aucun moment on ne connaît son nom ni son prénom, même si sa vie et sa famille sont présentées de manière très détaillée. Le fait de ne pas connaître le principal protagoniste de ce roman provoque un effet de détachement qui en rend la lecture troublante. En effet, à plusieurs moments, la voix utilisée, celle d’un narrateur omniscient, est semblable à celle du héros inconnu. Et la narration, qui mêle éléments passés et présents, qui navigue entre différents âges du héros, crée une impression de flou, alors que le roman tourne autour du même personnage principal. Mais au final, la construction du roman fait apparaître une réelle unité : celle d’un homme, qui a vécu sa vie de manière insouciante, et qui en fin de vie doit combattre la maladie. Ce livre n’est pas tant un livre sur la mort, même si elle ouvre le roman, qu’un livre sur la vieillesse, la maladie et la déchéance. Ceci est notamment sensible lorsque le narrateur présente la vie du héros dans les pavillons réservés aux personnes âgées. On y sent toute la détresse du personnage principal, qui voudrait retrouver sa jeunesse mais qui sait pertinemment qu’elle est inaccessible. Philip Roth, éternel nobélisable, signe un livre très émouvant, où la sensibilité affleure à tout moment. Et il ne s’éloigne pas non plus de manière radicale de ses livres précédents, dans lesquels l’histoire des Etats-Unis tient une grande place. Les passages où il décrit le travail de bijoutier de son père m’ont fait penser à ceux qui décrivent le travail du cuir dans Pastorale Américaine. Un grand livre donc que cet opus sur la maladie et la vieillesse, émouvant sans être dramatique. Et c’est là que réside la force de Philip Roth.

    par Yohan59 Le 27 janvier 2013 à 16:43
  • 5/5

    J'ai aimé ce livre magnifique, concis et sobre sur la maladie et la vieillesse. Je me suis attachée à ce personnage qui n'est pas un héros mais juste un homme avec ses questionnements.

    par Lezennes Le 01 mars 2012 à 10:21
  • 4/5

    C'est la vie d'un homme, dont on ne saura jamais le nom, mais qui au seuil de la vieillesse a peur de mourir. Un homme, pas un héros, avec ses angoisses et ses joies, sa vie pas plus extraordinaire que ça, mais que la maladie, la vieillesse font regarder en arrière à l'heure de la solitude et de la douleur. Ses erreurs, ses réussites... Roth traite tout cela avec un certain détachement, nostalgie... et nous montre ce que fait une vie. On s'attache à ce anti-héros qui est fait de chacun de nous. Un roman fort. laurence

    par laurence Le 18 février 2012 à 10:20
  • 3/5

    <i>« Ce n'est pas une bataille, la vieillesse, c'est un massacre. »</i> (p.132) Le narrateur, dont on ignore le nom, est un homme, un homme parmi d'autres, à la fois unique et universel. Un homme et une vie, sa vie (et celle de tout un chacun), qu'il nous livre en un long flash-back, depuis son enfance jusque dans son vieil âge, quand l'accablent la déchéance physique, la douleur, la maladie et les opérations successives, la retraite, l'ennui, la solitude, l'absence d'illusions désormais, les derniers espoirs si désespérément vains et pathétiques pour séduire, les regrets de sa vie (ses trois mariages calamiteux) et, inéluctablement, la mort au bout de la route... Car le roman commence précisément par les obsèques du héros ! Dépouillée, tragiquement lucide, cette "confession" du narrateur est déchirante. Cette angoisse, cette peur, cette attente de la fin, ce désespoir désolé, ce sentiment surtout que les vies ne sont que d'immenses gâchis, tapissées de regrets inutiles… Roman fluide, à la fois triste et léger, <i><strong>Un homme</strong></i> est une fable mélancolique et désabusée sur la mort, la terreur de la vieillesse et de la maladie.

    par Kara Le 07 mai 2010 à 10:36
Chargement des enrichissements...